***Article(s) en date du 15.11.09***

Chouette, un eBook !

(Je fais des jeux de mots pourris SI JE VEUX)

Ceux de mes anciens élèves qui passent encore par ici se souviendront peut être d’un cours à la limite du prosélytisme où je leur avait fait travailler le vocabulaire économique sur un texte parlant des livres électroniques, des avantages et des inconvénients du concept, et de leur impact sur le marché. En marge du cours, à l’oral, je leur avais présenté l’innovation (à l’époque) d’Amazon : le Kindle. Un lecteur de livres électroniques relié par le réseau mobile à la base de données d’Amazon, et utilisant une technique d’affichage ne fatiguant pas les yeux.

Mes élèves de l’an dernier ont eu droit à un cours similaire tout aussi économique mais cette fois concentré sur le Kindle (c’était le temps du passage au Kindle 2). Dans chacun de ces deux cours, je concluais en disant que malgré mon amour du papier, et même si je continuerai à acheter des livres, je serais probablement parmi les premiers locaux à me doter d’un Kindle le jour où il serait disponible en France.

Le Kindle est disponible en France depuis un peu plus d’un mois maintenant, et je ne suis pas parmi les premiers locaux à m’en être doté.

Alors pourquoi ? Ma déclaration n’était elle qu’une démarche de propagande durant mon cours ? Mon enthousiasme pour ce gadget est il retombé ?

Ni l’un, ni l’autre. Je suis simplement devenu plus exigeant. L’offre Kindle en France d’Amazon est encore bancale à l’heure actuelle. Outre le fait que malgré l’existence de la technologie pour le faire (plus couteuse, certes, mais rien n’oblige à ne proposer qu’un modèle), le Kindle reste désespérément monochrome, il y a à mon avis deux gros points négatifs et un point négatif mineur dans l’offre actuelle. Pour le manque de couleur, même si c’est frustrant pour les jolies couvertures, les photos des articles de presse, et si cela ferme tout potentiel d’y lire des comics, étant donné que le but de cet objet pour mon utilisation est surtout de transporter et lire des romans, j’aurais pu m’y faire. Mais voici mes trois griefs contre Kindle :

* Le point négatif mineur : Outre le Kindle 2 dont je parlais plus haut, Amazon a aussi développé un Kindle avec un écran plus grand, un clavier plus sympa, plus de place de stockage et la possibilité de lire en mode paysage. C’est le Kindle DX. Probablement le Kindle que je me serais offert. Sauf que ce Kindle là ne fonctionne pas en France, seul le Kindle 2 peut se brancher sur le réseau 3G français.

* Le premier gros point négatif : Kindle est l’actuel Windows Media des lecteurs eBooks. Utilisant un format propriétaire bourré de DRMs, seul le Kindle peut lire les fichiers du Kindle store (donc tout e-Reader concurrent ne peut pas faire d’achats dessus), le Kindle ne peut pas lire les fichiers ePub (qui était bien parti pour s’imposer comme format standard s’il ne s’était pas fait bouder par Amazon), seul le Kindle DX peut lire les PDF (et le DX ne fonctionne pas sur le territoire français, cf. plus haut), bref, ils s’enlisent dans une guéguerre aux parts de marché qui les dessert, et dessert aussi leurs clients potentiels. Si un format s’impose entre le .epub et le .azw, on peut espérer que tous les e-Reader du futur liront le format « gagnant », mais en attendant, ce n’est pas le cas.

* Le second gros point négatif : Il me semble qu’il y a une lacune énorme actuellement dans l’offre Kindle. D’autant plus visible qu’elle est le parallèle d’une offre pour les films qu’Amazon propose et met en avant dans son plan commercial. Comme je l’ai dit plus haut, j’aime le papier, et j’aime l’objet livre. Le Kindle me servirait surtout à transporter facilement plusieurs œuvres sans me casser le dos, et à les lire de manière geeko-ludique. Mais en plus de mon amour du papier, je n’arrêterai jamais d’acheter des livres pour deux raisons pratiques. Tout d’abord j’aime *prêter* des livres qui m’ont plu à des gens à qui je pense qu’ils pourraient plaire, et je ne me vois pas prêter mon Kindle 2 mois à quelqu’un chaque fois que je veux lui partager une œuvre. Ensuite, j’aime faire dédicacer les livres qui m’ont touché par leurs auteurs quand ces derniers sont encore en vie. Et je ne me vois pas tendre un Kindle à un auteur en lui demandant de taper « lol » sur le clavier en guise de note sur son texte.
Je m’interroge donc sur les raisons qui poussent Amazon à ne pas proposer de bundle papier+eBook, offrant une option surtaxant de 1 à 3€ l’achat d’un livre papier pour pouvoir télécharger la version numérique du même livre sur son Kindle. Pour beaucoup de DVD et de BluRay, ils offrent une version numérique gratuite du film à télécharger, alors pourquoi ne pas faire pareil pour les livres, même payant ? Je ne peux pas croire qu’ils n’y aient pas pensé, et du coup je ne comprends pas pourquoi ils ne le font pas.

Et pourtant, il est sexy ce Kindle. Avec un dictionnaire complet embarqué (un mot inconnu en pleine lecture ? Un clic et la définition apparait. On peut même imaginer l’ajout d’un dictionnaire bilingue), la possibilité de mettre des marque-pages virtuels sur ses passages favoris, ou d’y ajouter des notes de lecture. Mais j’ai décidé d’attendre avant de m’équiper. Attendre que la guerre du format s’achève et que chaque vendeur électronique ouvre ses portes aux machines concurrentes, ou attendre l’offre papier + électronique chez l’un de ces vendeurs. A quand Kindle 3 ?

P.S. : Je suis actuellement à la recherche d’une solution pour installer un wiki collaboratif mais modéré. J’aimerais que chaque utilisateur puisse modifier un article ou en créer un nouveau, mais que rien n’apparaisse tant que la modification/création n’a pas été validée par un modérateur. Si vous savez configurer ça sur MediaWiki, ou que vous avez une autre solution du même genre à me conseiller, gratuite ou pas TROP chère, je suis preneur. Contactez moi dans les commentaires ou par mail (paul [at] desenquisse [point] com)

La citation du jour : "Je n'ai du faire que des bombes à eau hier avec les préservatifs manquants, j'ai encore une de ces envies de sexe..."
La chanson du jour : Volez, volez, L'affaire Louis'Trio "Entre celui qui pense et celui qui dors, je serai celui qui rêve"

Même si je suis frustré par l'offre lacunaire d'Amazon Kindle France, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 15.8.09***

Retour du baron de Senquisse et JEU CONCOURS !

Oui, je sais, lecteur agacé, lectrice courroucée, cela fait plus de deux semaines que je n’ai pas posté ici. Oh, je sais que tu vas te dire (enfin, je sais que Jonathan au moins va se dire) que j’en ai pas bullé une et que j’ai passé mes journées à me légumer au bord d’une piscine tranquilou. Figure toi, surpris lecteur, étonnée lectrice, qu’il n’en est rien. Il se trouve que là où le commun des mortels (j’aurais tendance à dire des « gueux de base », mais après on va encore me faire la djeule ou couper tout contact avec moi parce que j’utilise cette expression pour parler des masses que je méprise. Si si, y’en a qui l’on fait. Et des proches, même) est le plus fréquemment en vacances, durant les mois de juillet, aout et décembre, votre baron préféré croule lui en général sous une pile de commandes de textes, de newsletter et de traductions qui font que c’est quand monsieur tout le monde est à Ibiza que moi je bosse comme un malade.

Je profite donc de ma première fenêtre de repos et de répit (bref, hein, parce que j’ai une vingtaine de pages à livrer la semaine prochaine, faut pas déconner, on est toujours en août) pour venir donner signe de vie et vous rassurer : non, votre baron d’amûr n’est pas encore mort – mais vu la chaleur, cela ne saurait tarder… Bref.

Le week-end prochain, sauf cataclysme immense venant détruire la planète, je serai chez @Klaims à Paris pour un petit week-end de « je bosse 65 heures par semaine depuis début juillet j’ai BESOIN d’un break ». Le planning est presque bouclé maintenant, mais si vous êtes à Paris entre le 21 et le 23 août, n’hésitez pas à m’envoyer un Tweet (@desenquisse) ou un mail (paul[at]desenquisse[point]com) pour me prévenir et qu’on essaie de se boire un godet ensemble. J’aime bien boire des godets avec des gens de bonne compagnie, et si vous lisez ce blog c’est que vous êtes FORCEMENT des gens de bonne compagnie (et non des « gueux de base », pour ceux qui suivent. Ou alors vous êtes arrivés là par erreur).

En parlant de Tweets, je ne saurais à nouveau que trop vous conseiller de vous mettre à Twitter, surtout si vous voulez avoir des nouvelles plus régulières, comme d’autres je suis devenu accro à ce site révolutionnaire de micro-blogging et j’y poste très régulièrement mes états d’âmes mais aussi des choses absolument futiles et inutiles, donc totalement indispensables (le dernier buzz étant de m’aider à choisir de faire repousser soit ma barbe courte, soit mon vandyke. Vous pouvez aussi voter en commentaires, décision finale jeudi prochain, pour l’instant le vandyke mène d’une courte tête).

Je profite également de cette note pour vous prévenir de la mise à jour du Nombriloscope, pas avec le nombril de @Bulleine que j’attends depuis des semaines, soit dit en passant, (^_~) mais avec celui de Marylène, une ancienne camarade de classe des années de ma Licence, avec un très joli nombril qui m’a rappelé ce qu’avec une amie, nous appelions le « Marylène effect ». Un jour, je vous l’expliquerai. Mais d’abord je lui expliquerai à elle, hein, parce que je sais qu’elle lit ce blog, et que finalement j’aimerais voir sa tête quand je vais lui raconter l’anecdote ^_^…

Enfin, pour me faire pardonner de mon silence, j’ai décidé de vous récompenser d’être quand même toujours là. J’ai récemment reçu par monsieur Amazon un livre gratuit pour avoir participé à une opération à laquelle je ne savais même pas que j’avais participé (en fait il fallait acheter deux folio et, oui, ça m’arrive, j’achète des livres, plein). Livre donc qui a l’air plutôt sympathique, sauf que c’est un genre qui ne m’attire pas du tout (un polar, historique certes, mais un polar) et que plutôt qu’il prenne la poussière, j’ai décidé de vous le faire gagner. Sauf que ça serait carrément cheap de ne vous faire gagner QUE un livre qui ne m’a rien coûté, je rajoute donc au colis gagnant un exemplaire de mon livre préféré (en français, parce que je sais qu’il y a des non-anglophones parmi mes lecteurs), un DVD de l’un de mes films préférés (celui de la question W) et un exemplaire du nouveau roman de Frédéric Beigbeder qui sortira le 19 août et que j’ai grand hâte de lire, donc je vais partager ce plaisir avec vous.

Comment gagner ce colis, donc ? Simple. Je vais donner ci-dessous toute une série de questions. En bon égocentrique que je suis, ces questions seront liées à des choses que j’aime, à Tears of the Night, ou carrément à moi. Chaque question vaudra un certain nombre de points. Vous m’envoyez vos réponses par mail (paul[at]desenquisse[point]com). A la fin du concours (que je vais fixer à mon retour de Paris + le temps que je me remette, donc au LUNDI 24 AOÛT 2009 à midi), la personne ayant le plus de points sera déclarée gagnante, et je la recontacterai par mail pour la féliciter et récupérer son adresse pour lui envoyer le colis. C’est compris ? Alors à vos mails, et que le ou la meilleur(e) gagne !

A) L’un des lots est « mon livre préféré ». De quel livre s’agit il ? (2 points pour le titre, 2 points pour l’auteur, 1 point bonus si les deux sont juste)

B) L’un des lots est le nouveau roman de Frédéric Beigbeder. Quelle est son titre, et quelle est sa particularité par rapport à ses autres romans ? (2 points pour le titre, 3 points pour la particularité)

C) Quel est la date du premier article postérieur à mon achat du nom de domaine www.desenquisse.com et à mon déménagement de chez orange ? (5 points)

D) Je donne souvent des surnoms affectueux à mes amies ou à mes amantes. Citez de un à cinq surnoms utilisés pour des connaissances de sexe FEMININ déjà employés sur ce blog (2 points par surnom correct) (celui de la question M ne compte pas)

E) Maxime le Forestier dit qu’ « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille ». Je le fais mentir, car je me suis choisi une nouvelle famille, des personnes que je fréquente depuis une quinzaine d’années maintenant et que je ne considère plus comme de simples amis. Quel est le surnom affectueux que je donne à ce groupe d’amis-famille ? (3 points)

F) Quel est le nom de la première célébrité à avoir participé au Nombriloscope ? Le nom de son ancien groupe ? Le titre d’une de ses chansons (ou d’une de celles de son groupe) ? (2 points pour le nom, 2 points pour le groupe, 2 points pour le titre)

G) Quand j’ai beaucoup de travail, j’ai moins le temps de lire. Mais comme je suis un acheteur/collectionneur compulsif, j’achète toujours autant de livres que mon rythme de lecture « normal ». Et ma pile de non-lus augmente… SANS COMPTER LES COMIC-BOOKS, ma pile de livres-non-lus dépasse : 10 livres ? 25 livres ? 50 livres ? 100 livres ? 200 livres ? (5 points)

H) Pourquoi manque t’il certains numéros dans le nombriloscope ? (10 points)

I) Citez les entreprises du monde du jeu (de rôles ou de cartes) pour lesquelles j’ai travaillé OFFICIELLEMENT (lire : contrat signé, pas au black). (3 points par réponse juste, -2 points par réponse fausse SAUF si c’est une entreprise pour laquelle j’ai bossé au black)

J) Quelle est la différence la plus marquante entre mes goûts en matière de damoiselles et mes goûts en matière de damoiseaux, marquante en ce sens que ce détail est exactement inversé chez l’un et chez l’autre ? (5 points)

K) Où est né Tears of the Night ? (indice : j’ai honte, et c'est le Mal(tm)) (5 points)

L) Quel est le nom de la première fille dont j’ai été amoureux fou, et dont j’ai mis dix ans à me remettre ? (10 points)

M) Quel est le surnom et le prénom de la personne qui est entré dans mon cœur il y a plus de cinq ans maintenant, qui n’en est jamais sorti, et avec qui j’ai une relation absolument incompréhensible pour la plupart de mes proches ? (2 points pour le surnom, 3 points pour le prénom)

N) J’ai écrit il y a quelques années une nouvelle pour déclarer ma flamme à une autre demoiselle. Cette nouvelle s’appelle « Eve », mais quel est le vrai prénom de la demoiselle en question ? (5 points)

O) Il y a quelques années, j’ai fait un compte rendu assez détaillé d’une nuit d’ébats avec une tendre amante sur ce blog. Mais pour protéger notre intimité, et par exercice de style, j’ai masqué le sujet réel de l’article, écrit tout en métaphore. Quelle était la métaphore utilisée pour peindre cette nuit d’ébats ? (10 points)

P) L’un de mes projets web avortés a été un web-roman érotique à 4 mains écrit avec une autre bloggeuse. Quel était cette bloggeuse, et quel était le titre du blog à 4 mains ? (2 points pour la bloggeuse, 3 points pour le titre)

Q) Quel célèbre site de la blogosphère française m’a récemment interviewé ? Quelle était la particularité de cette interview ? (3 points pour le site, 2 points pour la particularité)

R) Certains des articles de Tears of the Night étaient des analyses de texte détaillées et littéraires de grand chef d’œuvre de l’écriture francophone. Quels sont les trois textes ainsi analysés méthodiquement ? (2 points par texte)

S) Citez jusqu’à cinq villes (hormis Metz) que j’ai visité et dont j’ai parlé depuis que j’écris sur Tears of the Night (2 points par ville)

T) Cela fait des plombes que je n’ai pas mis à jour l’archive « La vie est belle, la preuve ! » censée recueillir tous les « la vie est belle ! » à la fin de mes articles. Quelle est la date du dernier article à avoir été effectivement inclus dans cette archive ? (5 points)

U) De quelle race est mon waf, quel est son nom, et d’où vient son nom ? (3 points pour la race, 2 points pour le nom, 5 points pour l’origine)

V) Citez jusqu’à cinq gadgets dont j’ai fait l’acquisition et dont j’ai parlé sur le blog, sur Facebook ou sur Twitter (2 points par gadget)

W) Quel est le seul film que j’ai vu plus de cinq fois au cinéma ? (5 points)

X) Quelle est ma spécialité entre deux couettes en bonne compagnie ? (5 points)

Y) Quelle est la seule chose qui me rempli vraiment d’effroi ? (10 points)

Z) Que représente le costume avec lequel j’ai fait un numéro de mime à Venise pendant le carnaval, quatre ans de suite ? (10 points)

QUESTION SUBSIDIAIRE) Cette « question » servira à départager les éventuelles égalités. Mesdemoiselles, envoyez-moi une photo de votre nombril pour le Nombriloscope (même si vous êtes déjà dedans). Messieurs, recrutez l’une de vos amies pour m’envoyer son nombril pour le Nombriloscope. Pour éviter toute triche, le nombril devra être accompagné de la mention « Tears of the Night » ou « pour Paul » ou « baron » etc. sur un post-it, un morceau de papier, au feutre sur le ventre, ou tout autre moyen d’authentifier que le cliché a été réalisé spécialement pour ce concours (pas de mention via Photoshop. Le texte doit être sur le corps ou sur un accessoire pris en photo avec le nombril). Toute personne envoyant un (ou plusieurs) clichés recevra 15 points supplémentaires, et les nombrils serviront également à départager d’éventuels ex-æquo.

Et voilà, 26 question + 1 nombril, et la possibilité de marquer jusqu’à 200 points. Que le meilleur ou la meilleure gagne !

La citation du jour : "Je me doutais que tu étais dans le coup..."
La chanson du jour : All I want is you, U2, "All the promises we break..."

Même si au bout d'un mois je pense encore à elle et que je ne comprends pas pourquoi, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 27.2.09***

Un gosse, un livre, et peut être un dimanche...

Longtemps, Marcel s’est couché de bonne heure. Moi, pas vraiment, en fait. Et en ce moment, encore moins, entre les soirs où je discute avec la petite graine jusqu’à 1 ou 2h du mat’ et les soirs où non, mais où de toutes façons le stress de ces derniers jours me vrille le ventre et transforme mes yeux en soucoupe, Je me couche tard. Et comme la présence de ma fille mon chien m’empêche de me lever proportionnellement aussi tard, je légume souvent le matin dans un état second bercé de Chocapics et de pensées brumeuses et duveteuses.

La semaine passée aura été absolument indigeste. Je ne sais si c’est un retour karmique de ma fameuse « semaine des bonnes nouvelles » où si j’ai fait quoi que ce soit pour offenser les divinités qui veillent sur moi, mais les mauvaises nouvelles se sont enchaînées en cascade. Une amie qui tente de mettre fin à ses jours, une engueulade avec une autre, des rendez-vous annulés, des factures oubliées par mes clients, ma PS3 qui rend l’âme et moi qui me rends compte que le ticket de garantie que j’avais conservé était le ticket des livres achetés à la Fnac le même jour, et quelqu’un qui emboutit l’arrière de ma voiture de nuit sur le parking sans laisser d’adresse mais en me laissant une aile enfoncée et un coffre qui ne ferme plus.

Bref ? Je pourrais tenter de créer un spin-off du célèbre site VDM en inaugurant SDM, la Semaine De Merde.

Et pourtant, au milieu de ça, quelques bonheurs. Amanda qui envoie le lien vers un « album alternatif » composé des démos originales de Who Killed Amanda Palmer et de certaines chansons non retenues sur l’album. Et hier, croiser dans la rue un gosse, 10-12 ans tout au plus, en train de marcher dans la rue le nez dans un bouquin (un VRAI livre, pas une BD ou un manga, un livre avec juste des mots, et n’étant ni Harry Potter ni Twilight) avec un tel sourire aux lèvres que l’hypothèse « il lit ça contraint et forcé pour un cours de français » était irrecevable. J’ai eu l’impression de me revoir, il y a quelques années, et je me suis demandé pourquoi, du coup, je ne lis plus en marchant. Je pourrais sortir l’excuse (valable) du chien mais je ne te mentirai pas, curieux lecteur, sexy lectrice, j’avais arrêté de lire en marchant bien avant l’arrivée de Dwynwen. Néanmoins, ce gosse m’a fait sourire, et a aussi aidé à me réconcilier un peu avec ma semaine.

Et puis, il y a eu hier soir, ses derniers mots, comme des papillons, et je me dis que la semaine de merde est peut être enfin finie, que dimanche sera peut être un autre jour, et que si toutes les claques sur mon visage cette semaine n’étaient qu’une manière de régler par avance un bonheur à venir ? Alors je paie cash, sans broncher…

La citation du jour : « On en reparle :) . Bonne nuit »
La chanson du jour : Ouverture, Etienne Daho, « Et plus je m'ouvre à toi, et plus je m'aperçois que lentement tu t'ouvres »

Même si elle m’en a fait baver cette semaine, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 14.11.08***

C comme cartons, D comme déménagement...

Non, ceci n'est pas un article officiel de la série "Baron de A à Z", mais vu les lettres, c'est quand même marrant que ça s'intercale entre ma Culture et mes Dr... oups, pas encore posté ça.

Bref, je suis actuellement débordé de cartons de livres et de CD et de livres et de fringues et de livres. Déménagement de mon chez-moi-temporaire (qui a duré plus de 3 ans...) vers un autre chez-moi-temporaire (qui, espérons-le, durera un an tout au plus) avec mes livres, mes meubles, mes livres, mon chien et mes livres.

Je prends quand même le temps entre deux cartons (de livres) pour vous signaler que contrairement aux apparences, un carton, ça se remplit très très TRES vite. On dirait pas comme ça. Comme si toutes les lois physiques et mathématiques étaient en grève lors de la composition des cartons (et pourtant je suis un pro de l'empilage et de l'optimisation de place, plusieurs années en magasin obligent). Bref. Déjà 5 enoooooooormes cartons de livres remplis, et ma première bibliothèque n'est toujours pas vide. J'ai 6 bibliothèques à déménager.

*pleure*

La citation du jour : "Et si tu demandais à Jerôme de venir t'aider demain pour le déménagement ?"
La chanson du jour : She wants to move, N.E.R.D., "She makes me think of lightning in skies(Her name) She's sexy!!"

Même si j'ai trop de cartons, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 13.11.08***

C comme... Culture

Le mot associé à la lettre C me semblait l'un des plus évidents de cet abécédaire. Pourtant, les quelques proches qui ont essayé de le deviner sont TOUS passés à côté... Peut être TROP évident ? J'ai eu le droit à tout, de Communication à Cul à Choucroute en passant par Comédie Café, mais personne n'a été droit vers l'évidence.

Car peut être LE plus gros facteur qui a contribué à la naissance et au développement de mon ton parfois hautain et pédant, et de ma tendance à prendre parfois (souvent) les gens de haut, c'est ma culture. Complexe, profonde et protéiforme.

Pour moi, la culture a commencé par de la contre-culture. Plongé dès ma plus tendre enfance dans les comic-books, j'ai snobé la bande dessinée franco-belge (hormis l'intégrale de Franquin) au profit d'une large dose mensuelle de ces héros américains. Cet amour de lire des comics c'est transformé en amour de lire tout court, d'abord du fantastique étant très jeune, puis des polars (sorti d'Agatha Christie, j'en suis vite revenu), le passage obligé de tout adolescent par Werber et ses fourmis et les poètes maudits du XIXeme, puis les romans sur ma table de chevet sont devenus de "vrais" romans, de Stendhal à Proust en passant par Nabokov. Pourtant, bien que pédant, j'ai toujours trouvé assez artificiel cette classification entre la "vrai" littérature et le reste. Pour moi un livre est bon ou mauvais quel qu'en soit le thème, mais tous font partie de l'étiquette littérature pour peu qu'ils le souhaitent.

Sauf Harry Potter, bien sûr.

Je suis une éponge à culture. C'est absolument indispensable à mon équilibre, principalement parce que dû à ma légendaire mémoire de poisson rouge, je ne sais jamais de quel morceau je vais me souvenir plus d'un an, alors j'en absorbe de plus en plus, et outre les références incontournables --que je relis d'ailleurs assez régulièrement-- ces livres qui sont condamnés à ne jamais être un souvenir précis en moi fusionnent dans un melting pot culturel où viennent se mêler les films, articles, sites Internet et autres bribes de conversation pour former cette masse où je peux toujours trouver une référence ou un point de repère, rarement précis mais toujours pertinent.

Et oui, cette culture, j'en suis fier, justement pour ses mille visages, pour ce mélange entre Salman Rushdie et Batman, entre la prose de Nabokov et le cynisme de Lautréamont, entre la Recherche du Temps Perdu et le dernier story-arc des X-Men, entre le dernier supplément de Dungeons & Dragons et le dernier Beigbeder, entre la précision du dictionnaire de l'Académie Française et le vide éditorial de la Wikipedia. Parce que ces mélanges des genres créent un genre très particulier et très précis :

Le mien.

La citation du jour : "Oui je dois avoir ça... mais il faut que je cherche dans mes cd mp3"
La chanson du jour : Karma Chameleon, Culture Club, "Loving would be easy if your colors were like my dream"

Même si la culture, c'est comme un parachute, quand on n'en a pas, on s'écrase (merci Desproges), la vie est belle !

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***Article(s) en date du 12.11.08***

Moi aussi je sais créer des chaines à la con

Après plusieurs mois de disette de posts, et après la fin de la grande mode des blogs littéraires (au profit des kikooblogs photo skyrock/skyblog et des blogs BD aux centaines de milliers de lecteurs), la mode des chaînes de blog avec des mots - où on se tagge gaiement dans une grande partouze inutile et virtuelle - est un peu passée, et on ne me tagge plus dans les quelques chaines qui survivent. Alors soyons fous, vu que ce n'est plus à la mode, profitons-en pour en créer une ensemble. Sous le signe des livres, bien sûr. Et en guise de vague indice sur la nature du "C comme..." à venir.

I. Quel est le dernier livre que vous avez acheté *ET* terminé ? Verdict ?

The Graveyard Book, par Neil Gaiman. C'est un hommage au "Jungle Book" de Kipling (le "livre de la jungle" en français, du coup celui ci pourrait s'appeler "le livre du cimetière") où notre héros, Bod, se fait recueillir et élever par les fantômes et autres créatures qui rôdent dans ce lieu pas si lugubre que l'on croit. Toujours aussi bien écrit, très plaisant, un très bon Gaiman en somme.

II. Quel est le livre que vous êtes en train de lire ? Qu'en pensez vous pour l'instant ? Quelle est la phrase qui se trouve à la ligne TREIZE de la page QUARANTE-DEUX (parce que c'est important, 42) ?

Les Faux-Monnayeurs d'André Gide. Très intéressant, beaucoup de malentendus qui s'effilent le long des pages, des amours brisées, et de fourbes manipulations.

"Il ne ressemble pas du tout au reste de ma famille ; c'est quelqu'un de très bien"

III. Choisissez l'un de vos livres favoris, quel est il ? Pourquoi fait-il partie de vos favoris ? Quelle est la dernière phrase qui se trouve à la page 65 ?

Lolita, de Vladimir Nabokov. Parce que ce livre, écrit en anglais par un homme dont la langue natale est le russe, dans un langage plus fluide et plus beau que nombre d'anglophones natifs, est un chef-d'oeuvre qui se lit et se relit sans se lasser. Nabokov crée du Beau avec un sujet grave, et parsème son ouvrage de clins d'oeil et de références culturelles presque invisibles et dont l'absence de reconnaissance ne nuit pas à la compréhension ou au plaisir tiré de ce livre. Parce qu'on cherche qui est vraiment la victime dans ce livre, et que je n'ai jusqu'à présent jamais vu de meilleure description de l'amour passionnel, fou, et destructeur d'un homme.

"The Lolita whose iliac crests had not yet flared, the Lolita that today I could touch and smell and hear and see, the Lolita of the strident voice and the rich brown hair - of the bangs and the swirls at the sides and the curls at the back, and the sticky hot neck, and the vulgar vocabulary - "revolting," "super," "luscious," "goon," "drip" - that Lolita, my Lolita, poor Catullus would lose forever."

IV. Quel est le dernier livre que vous avez lu et pas vraiment aimé ? Pourquoi ?

Miss Herbert, d'Adam Thirlwell. Peut être parce que j'en attendais trop suite à l'excellent "Politics", son premier roman, qui était vraiment excellent en tous points. Miss Herbert est un pavé indigeste, qui tente de se faire pardonner avec une tonne de références littéraires pour érudits mais qui tombent souvent à plat ou ralentissent l'ouvrage plus qu'elles ne l'éclairent.

V. Quelles sont les 5 bloggeurs à qui vous passez le relais et pourquoi ?

Les deux compères de MuM, parce que comme ça je fais d'un tag deux coups
Tiff, parce que je me demande ce qu'on lit en Helvétie
La bl0nde, parce que si elle a aimé mon étude de texte, c'est qu'elle est capable de lire malgré sa teinte capillaire
KobalDeux, parce que ça lui fera une excuse pour blogger et me permettra de le bombarder encore plus de BTBP s'il ne s'exécute pas
Livy Etoile, parce que c'est l'anniversaire de son blog
Plus tous ceux qui voudront répondre, en commentaires ou sur leur blog

La citation du jour : "Mais non !!! B comme Bisounours !"
La chanson du jour : Envole moi, Jean-Jacques Goldman, "A coup de livres, je franchirai tous ces murs"

Même si je suis impatient de lire leurs réponses, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 4.3.07***

Des mots, des maux, des larmes, et des impostures

Qu'il soit officiellement noté que je suis un professeur sadique, j'en ai la preuve, j'ai fait pleurer une élève. Deux fois. Elle avait aussi, apparemment, un sourire aux lèvres. Car en plus d'être sadique, je suis aussi un paradoxe. Bon anniversaire.

Sur un tout autre registre, on dit souvent (et c'est un fait avéré, puisque même moi, je le dis souvent) que le niveau moyen de la culture des individus semble baisser progressivement et de plus en plus inexorablement vers un marasme fadasse de néant cérébral. A part quelques valeurs sûres et toujours à la mode comme Baudelaire ou Rimbaud, les nouvelles générations (et même la mienne, fichtre !) semblent plus préoccupés par la dernière liposuccion de Lorie que par le séisme qu'à causé "Les Bienveillantes" dans le paysage littéraire.

Néanmoins, l'une des constantes de la dé-culturisation est la politique de l'autruche qui consiste à faire semblant d'être cultivé face à ce vide abysmal. L'avantage, c'est qu'entre gens absolument pas cultivés, le jeu de miroirs de l'imposture peut se renforcer de ce reflet de reflet, comme une mise en abîme, et le terme sémantique de cette expression n'a jamais été plus à propos que dans ce cas là.

Malgré le développement de la télé à toute heure et l'illetrisme grandissant, la lecture demeure apparemment néanmoins une valeur sûre pour faire semblant d'être cultivé. Selon une étude récente, par exemple, un britannique sur trois avoue avoir déjà menti et prétendu avoir lu tel ou tel livre pour paraître plus intelligent ou cultivé. C'est probablement pour cela que même en France, si parler de ses lectures est toujours vaguement à la mode, parler de leur contenu est un sujet tabou. En effet, on n'est jamais à l'abri d'un Morrissey dans l'âme ("you claim these words as your own but I've read well...") ou, gasp, d'un VRAI lecteur. Quel embarras, lorsqu'on vient de prétendre lors d'une soirée semi-mondaine avoir relu le Rouge et le Noir pour faire bien, de se voir demander son opinion des actes de madame de Rênal et de n'avoir qu'un "Qui ça ?" ou un "Hein ?" disgrâcieux à répondre. Ou le silence gêné après avoir affirmé que Flaubert était fort inspiré en écrivant ce livre.

(Note aux quelques gens ayant du mal avec les livres qui seraient arrivés ici par hazard, si la phrase précédente est censé faire sourire, c'est que c'est Stendhal et non Flaubert qui a écrit le Rouge et le Noir. Non, ce n'est pas non plus Jeanne Mas)

La mode du faux se répands donc en tirant avantage de la vacuité culturelle ambiante. Après les années 80 et leurs fausses blondes platines, les années 90 et leurs faux seins siliconés, bienvenue au XXIeme siècle, grand maître des faux lecteurs et de la fausse culture.

Mais je crois que le plus effarant (ou inquiétant, pour ces fous parmi vous qui nourrissent encore vainement en leur sein quelque espoir vis à vis de la nature humaine) c'est que même le faux lecteur et sa fausse culture subissent AUSSI un nivellement par le bas. Sans rire. Voici le top 10 des livres qu'on a fait semblant de lire, selon une étude anglaise :

1. The Lord of the Rings – J.R.R Tolkien
2. War and Peace – Leo Tolstoy
3. Wuthering Heights – Emily Bronte
4. Men are from Mars, Women are from Venus – John Gray
5. 1984 – George Orwell
6. Harry Potter and the Philosophers Stone – J.K Rowling
7. Great Expectations – Charles Dickens
8. Jane Eyre – Charlotte Bronte
9. The Da Vinci Code – Dan Brown
10. Diary of Anne Frank – Anne Frank

Passons sur Lord of the Rings, qui a mon avis est en première position plus à cause des films que suite à ses qualités littéraires. Oui, il y a clairement des monuments, là dedans, mais franchement ? Da Vinci et Potter... Quel est l'intérêt, pour paraitre cultivé, de faire semblant de lire des mouvements d'effets de mode ? C'est comme si un faussaire cinéphile faisait croire qu'il avait vu le dernier film Pokémon. C'est peut être pour ça que tant de gens en font tout un foin : justement parce qu'ils ne les ont pas lu...

Aparté : une petite conversation et mon coeur qui fond pendant que j'écrivais cette article vous donnent le droit à une citation du jour bonus.

Retour dans le vif du sujet. Cette réflexion apparait dans un contexte pourtant favorable à la lecture. En effet, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les ventes annuelles de livres sont actuellement en hausse en France. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour les éditeurs et les nombreux, très nombreux jeunes auteurs (c'est Beigbeder qui disais que la France était ce pays paradoxal où il y avait presque un auteur par lecteur). Mais on est en droit de s'interroger sur l'avenir de ces livres. J'explique, en m'appuyant sur un exemple que je connais sur le bout des doigts : moi.

Je suis pour ma part ce qu'on pourrait appeler un gros lecteur. Et je ne parle pas de mon poids, mais plutôt de mon débit. En petite forme et débordé de boulot, je lis un livre par semaine. Quand j'ai un peu moins de travail, je monte à trois voire quatre. Sans compter les comics et les blogs, mais c'est un autre sujet. Je suis, de plus, un collectionneur/acheteur compulsif de livres. Souvent, j'ai une envie, aussi pressante qu'une envie de sexe, de lire telle ou telle oeuvre, tel ou tel auteur. Comme je fais peu de shopping, mes excursions dans les librairies se transforment souvent en véritables raids desquels je ressors avec cinq à dix livres sous le bras. Et parfois, le temps d'en lire une partie, le désir pressant s'efface, et l'un ou l'autre des sandouiches de pages termine temporairement son parcours sur une étagère, dans la fraicheur virginale d'un livre non lu, et rejoins le club privé des livres-a-lire-en-retard sur mes étagères. Ces derniers finissent toujours par être lus, mais en général ils se feront "doubler" par une nouvelle envie pressante et un nouveau raid en librairie.

J'ai donc en permanence chez moi une étagère spéciale réservée à mes livres en retard, dans laquelle je puise néanmoins régulièrement pour en diminuer l'épaisseur, ou pour faire renaitre l'ancien volcan qu'on croyait trop vieux ("Ah oui ! C'est vrai ! Il fallait absooooooooooooolument que je lise ça !"). Mais face à ce comportement de l'impulsif/compulsif que je suis parfois en termes de lecture, et au vu de ce qui précède, je me demande maintenant si certains livres ne sont pas achetés par certaines personnes dans le but principal, justement, de ne pas être lus, mais plutôt d'être exposés bien en évidence dans une bibliothèque pour impressionner les copains éventuels en visite.

Poussons le vice et la simulation un peu plus loin, toujours en partant du principe que la vacuité culturelle est auto-gérée et croissante, en imaginant la scène où un ami va justement s'extasier devant la bibliothèque.

"Ouah ! Tu as lu les Mémoires d'Outre Tombe de Chateaubriand toi ? Classe ! C'est bien ?"
"QUE-WAAAA ? Tu l'as pas lûûûû ? Hân, mais c'est un incontournââââble !"
"Ah ? Mais, ca parle de quoi ?"
"Bin, tu vois, comment t'expliquer... Hân, je peux pas, c'est trop... trop profond, t'vois, faut le lire, tu comprends ?"
"Ouais, tu me le prête ?"
"Bien sûr !"

Et le virginal ouvrage changera alors de main, passant du statut de livre non lu sur la bibliothèque de l'un à livre non lu sur la bibliothèque de l'autre. Le premier ne s'en rendra probablement pas compte, et le second l'oubliera très vite. Jusqu'à l'arrivée, un jour, d'un troisième compère. Qui en voyant l'ouvrage sur la bibliothèque du second, ne pourra que s'extasier sur sa culture, et s'enquiérir de la valeur de l'ouvrage, pour se voir invariablement répondre...

"QUE-WAAAA ? Tu l'as pas lûûûû ? Hân, mais c'est un incontournââââble !"

La boucle est bouclée, la non-culture aussi. Et quelque part, sur une étagère, un livre pleure des larmes d'encre, espérant un jour être lu. Même dans le monde du papier il y a des gros et des vieilles filles. L'amour des livres, lui, est pourtant bel est bien aveugle.

Lisez.

La citation du jour : "Tu m'as fait pleurer p'tit con"
La citation du jour bonus : "J'avoue, toi aussi"
La chanson du jour : For Emily, Whenever I May Find Her, Simon and Garfunkel, "What a dream I had"

Même si les frontières ne sont pas les mêmes dans mes yeux et les leurs, la vie est belle !

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