***Article(s) en date du 2.7.09***

Réchauffement baronique

Il y a très longtemps de ça, je pense que cela doit remonter à la première année du blog ou la seconde, j’avais composé un article un jour de neige pour parler de mon amour de cette dernière et du froid. En fait, je ne suis pas quelqu’un de particulièrement difficile, et on peut dire que si le printemps reste ma saison favorite, j’ai néanmoins un grand amour pour trois saisons sur quatre.

Néanmoins, malgré mes efforts et mon côté conciliant, chaque année la quatrième, elle, semble tout faire pour envenimer la situation entre nous et s’assurer que notre relation parte en sucette : l’été. Outre le fait que le climat estival ronge de plus en plus de temps sur mon printemps chouchou, il fait de plus en plus chaud, de plus en plus lourd, de plus en plus moite.

Là où la ménagère de plus de cinquante ans rêve d’acheter une maison sur la Côte d’Azur pour ses vieux jours, je songe quant à moi de plus en plus à migrer vers le nord et à louer une résidence secondaire en Suède ou en Norvège pour y rester de la mi-juin à la mi-septembre. En plus, c’est plein de blondes, parait-il.

Ou Boston, près de la mer, où même quand la température monte, elle ne monte jamais TROP, et où le vent vous rafraichit. Boston j’y pense de plus en plus, d’autant que j’aurais les moyens d’y vivre et d’y exercer mon métier mais… pas de finir ma thèse. Enfin, si, je pense que je pourrais me faire accepter à l’université de Boston, mais ici une année de doctorat coute grosso modo 900 euros de frais d’inscription. Là bas, c’est 32 000 dollars (oui, je me suis renseigné).

Finalement, le seul intérêt de l'été et de cette chaleur intenable est sa capacité inhérente à réduire drastiquement le nombre de centimètre carrés de tissus recouvrant la peau des jolies filles.

Tout ça pour dire que la chaleur est ici intenable depuis une semaine, que mon chien est bien d’accord avec moi, et que bientôt, votre baron favori transcendera la chair pour devenir… liquide.



La citation du jour : « Je repars avec la peluche si le ratou est toujours vivant d’ici là »
La citation bonus du jour : « Bon courage avec tes amours qui ont l’air compliquées »
La chanson du jour : La chaleur, Noir Désir, « C’est la chaleur »

Même si une ballade de 25 minutes avec le waf a suffi à changer un ticheurte propre et sec en éponge à sueur, la vie est belle !

Libellés : , , , ,

***Article(s) en date du 23.6.09***

Les tribulations d'un messin à Metz... et ailleurs

C’est officiel : en ce moment, c’est pour moi La Loose(tm) – oui, avec les deux majuscules – presque généralisée. Presque.

Entre l’expert de l’assurance qui sous-estime la valeur réelle de ma voiture pour les remboursements, la fuite de 10 litres de gaz par heure via ma chaudière depuis novembre et seulement détectée maintenant, mon emploi du temps professionnel anarchique, mon allergie qui s’affole, mon anniversaire qui fait un gros flop sans vraie grosse fête alors que c’est un compte rond, l’un des micros de ma Gibson SG qui se suicide, je pensais avoir accumulé un capital mauvais karma déjà assez conséquent.

C’était sans compter les clins d’œil taquins du destin. Une petite dose de déchirure et de rupture inutile mention gâchis donne tout de suite un peu plus de profondeur à l’ensemble. Pourtant cette relation avait tout (ou presque) pour réussir. Tendresse, passion, désir, rires, découverte, sans oublier mon trio magique des C, Confiance, Complicité et Communication. Oui, « mais ». Car il y a souvent un mais, et entre nous, il était là, présent, et de plus en plus étouffant. Relation tuée dans l’œuf pour des raisons de timing pourri, d’absence, et de nos passifs respectifs. Elle, freinée et ayant peur de s’engager après s’être perdue plus d’un an dans une relation qui l’étouffait et l’empêchait de s’épanouir. Moi, blessé et incapable de vivre à nouveau une relation où l’autre ne l’assumerait pas à 100% après avoir déjà subi ce genre de déconfitures sous plusieurs formes, de la relation « cachée » à l’absence de relation parce que ça serait « Mal(tm) »… Et malgré cela j’y avais cru, optimiste que je suis, un peu trop rêveur sans doute (cf. article précédent). Comme j’avais cru qu’elle resterait. Comme j’avais cru qu’elle viendrait peut être ce soir, malgré cela. Mais je préfère croire encore à ces choses, à tout ça, et à être déçu sans cesse, plutôt que d’arrêter de croire à mes rêves et de devenir triste.

Alors blessé, déçu et peiné de tant de gâchis, de cette cassure en désaccord avec la soirée magique qui lui a donné naissance, je suis parti sur un coup de tête près de Saint-Tropez pendant une semaine, rejoindre mes amis les dinosaures avec mon waf et tenter d’oublier ça. Sauf que quand La Loose(tm) – toujours munie de ses lettres capitales – vous poursuit, elle ne vous lâche pas. Après les 9 heures de route nous séparant du Sud, ma p’tite waf, stressée par le voyage et surprise par l’arrivée du waf local, s’est enfuie en courant sur le macadam brûlant et s’est arraché les coussinets des quatre pattes… Résultat, arrêt vétérinaire en urgence, petites chaussures en bandages, et une p’tite waf qui boitille et qui se voit privée du plouf dans la mer que je lui avais promis…

Malgré cela, le séjour fut agréable, entouré de cette famille d’amis que je me suis recomposée, ces gens qui comptent via ces liens plus forts que les liens du sang, je fais mentir Maxime qui prétend à tort qu'on ne la choisit pas. Et sur place, au soleil, à me prélasser dans la piscine ou à papouiller mon waf blessé, j’ai pu prendre un peu de distance avec La Loose(tm) et tenter de penser à autre chose.

Jusqu’à mon retour, où mon chien s’est remis à boiter, où une de mes ampoules électriques a pété, où mon ordinateur a eu des Fatal Error hardware a répétition, où je me retrouve de corvée de chat tôt le matin à 20km de chez moi, et où, toujours aussi stupidement, je regarde ma porte d’entrée en espérant qu’elle sonne, comme si mes yeux sur le vitrail avaient un quelconque lien de cause à effet sur les peurs qui la tenaillent ou son envie de venir et de faire l’effort de les bannir, convaincu que je suis qu’elle tient à moi autant que je tiens à elle et sans comprendre que pour elle, cela ne soit un motif suffisant.

En conséquence de quoi, j’ai compris que n’était qu’une version light de la loose qui m’avait suivi à Saint Trop’ : La Loose(tm), elle, la vraie, m’attendait sagement à mon retour…

La citation du jour : "J'ai eu des visiteurs qui ont eu l'espoir de me voir nue"
La chanson du jour : Les écorchés, Noir Désir, "On sera de nouveau calmes et tranquilles, calmes et tranquilles, serre-moi encore, serre-moi encore, étouffe-moi si tu peux"

Même si il fût impossible de profiter de ces super vacances à 100%, la vie est belle !

Libellés : , , , , ,

***Article(s) en date du 9.6.09***

R comme... Rêveur

Antoine de Saint-Exupéry a écrit un jour cette phrase que j’adore et qui, je trouve, résume plutôt bien ce que je ressens et que j’ai essayé d’appliquer au quotidien depuis que ma conscience s’est mise à réellement fonctionner :

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité. »

Il y a quelques jours, dans mon article sur la censure et la liberté d’expression, je parlais un peu de ce système de formatage de plus en plus Orwellien que les masses populaires subissent de leur environnement socioculturel (je ne tomberai pas dans la facilité et l’erreur en accusant les politiques, c’est un cliché, et les pauvres politiciens de toutes façons ne peuvent que tenter de s’accrocher aux wagons d’un TGV lancé à toute allure dont ils ne connaissent pas le pilote… Pour peu qu’il y AIT un pilote dans ce TGV…). J’ai eu la chance et la malchance de m’en rendre compte tôt, très tôt, peut-être trop tôt. Heureux les simples d’esprits, dit-on, peut-être que cette prise de conscience m’aurait évité des problèmes ultérieurs si elle n’était pas venue frapper à ma porte.

J’ai donc refusé. Refusé le moule, les idées reçues, les comportements préfabriqués, les clichés, et toutes ces petites cases bien confortables dans lesquelles il est si simple de prendre racine et d’arrêter de penser, d’arrêter de rêver. Comme Maxime le Forestier, j’avance pas à pas sur ma propre route, « pas vu celle tracée… ».

Rêveur, donc. Parce que je choisis d’être et de rester optimiste dans un monde résolument fait pour les pessimistes, et je garde cette positivité même quand ça va mal. Parce que je refuse de ressembler au costume préfabriqué d’homme du vingt-et-unième siècle et de changer ce que je suis pour correspondre à ce que les gens aimeraient que tous les gens soient. Parce que mes idées sont les miennes, et que je m’y accroche même quand cela pourrait me causer des problèmes. Même quand cela m’en cause.

Il n’est pas simple de refuser de changer lorsqu’on sait, que l’on sent, que ce changement serait une évolution dans le « mauvais sens » pour soi, pas simple de refuser de changer lorsque cela vous complique la vie amoureuse, la vie professionnelle, la vie au quotidien. Mais lorsqu’on accepte cette difficulté et ces complications, on est capable d’y faire face, tête haute, convaincu d’être encore et toujours soi. Remballez vos cases et vos costumes préfabriqués, le baron de Senquisse a signé pour en baver, mais en aucun cas il ne regrette son choix…

La citation du jour : « Mais pourquoi elle ne vient pas te voir plus souvent ? »
La chanson du jour : Imagine, John Lennon, « You may say I’m a dreamer, but I’m not the only one »

Même si la nouvelle guitare est en retard, la vie est belle !

Libellés : , ,

***Article(s) en date du 6.6.09***

Parce que...

Parce que.
Parce que elle.
Parce que ses yeux.
Parce que son sourire.
Parce que nos étreintes.
Parce que nos soupirs lents.
Parce que ma chienne jalouse.
Parce que sa langue toute tendre.
Parce que son corps tout contre moi.
Parce que ses lèvres au goût de nuage.
Parce que mes mains sur sa peau chaude.
Parce que ses joues érubescentes dans mes bras.
Parce que ses cheveux qui jouent à me cacher son cou.
Parce que son parfum doux et frais qui ne me quitte pas.
Parce que ses petites taches de rousseur la rendent adorable.
Parce que son regard qui fuit le mien quand elle me serre plus fort.
Parce que le tissus qui me brûle lorsqu’il y a des vêtements entre nous.
Parce que mon désir de m’éveiller avant elle pour la voir dormir contre moi.

Pourquoi ?

Parce que.

La citation du jour : "Merci pour les conseils, j'ai tendance à verser souvent dans l'angélisme, tu me remets les pieds sur terre..."
La chanson du jour : Because, The Beatles, "Because the sky is blue, it makes me cry"

Même si je veut qu'elle dorme avec moi ce soir, la vie est belle !

Libellés : , ,

***Article(s) en date du 5.6.09***

La plus belle de toutes...

Cela fait un petit moment que mon travail me force à vous bouder ici, alors pour vous récompenser de votre patience, ce nouvel article sera un article de fond sur un sujet sérieux, parce que j’en ai envie, et parce que cela fait longtemps…

Malgré le titre racoleur pour toute personne un tant soit peu fleur-bleue, je ne vais pas parler ici d’amour, mais de liberté. Enfin, l’une des libertés, pour être précis. En tant que français, j’ai été élevé dans des écoles, fréquenté des mairies, où l’on nous rabâchait sans cesse la sacro-sainte trinité laïque qui a, dans notre pays, remplacé la trinité chrétienne : Liberté, Egalité, Fraternité.

Il y aurait beaucoup à dire sur l’égalité et la fraternité, aussi, surtout à l’heure actuelle, mais concentrons-nous plutôt sur le premier mot, « liberté », et plus particulièrement sur un type précis de liberté que 99% des français sont convaincus de posséder alors qu’il n’en est rien :

La liberté d’expression.

Oui, contrairement à ce que l’on pense, en France, la liberté d’expression n’est pas… libre. En effet, il existe une censure légale, des thèmes interdits, des tournures « mal vues », et de plus en plus de répression des « excès » menant notre pays (tout comme la plupart des pays développés en ce moment, il faudrait rappeler George Orwell et Aldous Huxley) vers un discours aseptisé et à de plus en plus de cette auto-censure mêlant langue de bois et langue de coton qui change notre paysage socioculturel en un beau tas d’hypocrisie bien pensante.

Car la liberté d’expression fait peur. Elle fait peur, car pour pouvoir s’exprimer, il faut d’abord réfléchir à ce qu’on veut/va dire. Et pour réfléchir à cela, il faut d’abord penser. Et penser, au XXIème siècle, cela deviens très vite un luxe réservé à une élite, et surtout un mode de vie dangereux, dangereux pour la société actuelle dont les excès sont de plus en plus flagrants et aux conséquences de plus en plus graves. Si on pense, on est de plus en plus amené à la remettre en question, et ça, c’est le Mal(tm). Donc on vous abreuve de Julien Courbet et de Star Academy, du cul des Pussycat Dolls et de matchs de football, pour vous amener à ressentir, jouer avec vos émotions, satisfaire vos besoins (Panem et circenses, du pain et des jeux, ça date de Juvénal, et c’est plus que jamais d’actualité), et surtout, SURTOUT, réduire au minimum vos occasions de penser.

Et ça marche. Et une telle démarche est tellement rassurante pour la masse populaire, tellement simple, que le peuple lui-même tend le bâton pour se faire battre. Et ne me lancez même pas sur le langage SMS et l’appauvrissement du vocabulaire, moins on a de mots, moins ces mots sont précis, moins on peut exprimer une pensée précise, donc moins on pense précisément. Orwell, encore lui, l’avait mis en avant avec son langage simplifié, le « Newspeak », sauf que ce bon vieux George était bien trop optimiste : dans 1984, c’est l’Etat qui développe et impose le Newspeak pour réduire les facultés cognitives du peuple. Dans la vraie vie, c’est le peuple lui-même qui l’a adapté et adopté. Un jour, je ferai un article entier sur ce sujet, mais revenons à nos papillons.

Pourtant, malgré ce bon vouloir proactif du peuple à se laisser décérébrer, il reste encore des gens qui pensent, des gêneurs, et c’est contre eux que s’applique, en vrai, la censure en France. Oh, bien sûr, on continue à publier au journal officiel une dizaine de livres par an officiellement interdits de vente en France, en prenant soin de bien sélectionner des livres bien infâmes et antisémites, ou islamo-extrémistes, ou un bouquin parlant de viols d’enfants. Personne ne songe à être contre une telle censure, et cela suffit pour justifier toutes les autres dérives. Car il y en a, en France, des dérives.

Dérive, lorsque sous couvert d’Hadopi/Lopsi/Grossconneri on en vient à légaliser des « listes noires » de sites Internet communiquées par l’Etat aux fournisseurs d’accès Internet français qui auront obligation de rendre ces sites inaccessibles aux internautes de l’Hexagone. Qui, contrairement aux livres sus-cités, ne seront PAS enregistrés au journal officiel. Aucune transparence, aucun contrôle véritablement possible.

Dérive, lorsque Jérôme Bourreau-Guggenheim, un journaliste de TF1, se voit licencié pour avoir osé dire du mal de Hadopi (vous savez, la loi qui va à l’encontre de la loi européenne et qui punit de manière graduée mais sans recours possible à la présomption d’innocence ? Vous n’avez pas suivi ?) en public. Quand avoir une opinion et avoir le courage de l’assumer devient un motif de licenciement pour « divergence forte avec la stratégie », je trouve cela inadmissible.

Dérive, lorsqu’une mère de famille se retrouve sur le banc des accusés face à une ministre pour avoir commenté « Hou la menteuse » sous une vidéo Dailymotion de la ministre en question. Parce qu’il est bien connu qu’un ministre, ça ne ment jamais. Et qu’une personne écrivant « menteuse » sous une vidéo est autrement plus dangereuse pour la sécurité publique qu’un homme politique lambda qui traiterait un passant de petit con.

Et il y en a d’autres, des exemples, il suffit de creuser un peu pour en trouver. Et ce qui m’inquiète, c’est que cette censure, qu’elle soit réelle et répressive ou qu’il s’agisse de cette auto-censure hypocrite dont je parlais plus haut, personne, ou presque, ne s’en inquiète. Pire encore, de plus en plus de gens l’approuvent et la justifient comme le « mal pour un bien » nécessaire pour lutter contre la pédophilie, le piratage, ou je ne sais quel autre démon moderne brandi par les media comme un épouvantail, qui a existé de tout temps et qui a été (justement) réprimé de tout temps, mais qui sert maintenant comme d’une excuse fourre-tout pour justifier de plus en plus de bornes et de limites aux libertés individuelles, et les faire accepter comme de « Bonnes Idées »(tm) par la majorité de la population.

Parce qu’à mes yeux, il n’y a pas d’autre liberté plus importante, plus essentielle que celle ci. Parce que même les idées les plus dégueulasses, les plus ignobles, les plus abjectes, DOIVENT avoir le droit d’audience, ne serait-ce que pour qu’on puisse se rappeler combien elles sont inacceptables, ces idées, mais surtout parce que lorsqu’on s’engage sur ce terrain glissant, y’a t’il seulement encore possibilité de mettre des limites à ces limites ? Qui décide du bien et du mal ? Du droit de dire, ou de l’obligation de taire ? L’histoire nous a prouvé que la notion de « juste » et la notion de « vrai » dépendent énormément du contexte, et sont des concepts incroyablement flexibles. Et pour cela, pour ne pas se laisser enfermer dans un quelconque carcan cognitif, il me semble absolument capital de se battre pour la liberté d’expression. Parce que même si je ne suis pas d’accord avec tes idées, même si je les trouve répugnantes, je me battrai intellectuellement jusqu’au dernier souffle pour que tu conserve ton droit de les exprimer sans craindre une amende, un emprisonnement, ou 35 coups de fouet.

Parce qu’à l’heure où même eux se mettent de plus en plus à tenter de la limiter voire de la contourner, de lui trouver des exceptions, il me semble important de se rappeler qu’outre-Atlantique il existe une union d’états dont le premier amendement à la constitution est l’une des plus belles et plus indispensables lois jamais écrites par l’homme :

Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the Government for a redress of grievances.”

« Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre. »

La citation du jour : « Ca roule ma poule ! Et une jeunette de 19 ans pour ton ménage, une ! »
La chanson du jour : Obstacle 1, Interpol, « But she can read, she can read, she can read, she can read, she's bad »

Même si cet article était un peu long, la vie est belle !

Libellés : , , , , ,

***Article(s) en date du 10.5.09***

Q comme... Q.I.

Que ceux qui n'avaient pas deviné cette lettre sautent dans leur baffe. J'irai même plus loin : que ceux qui avaient prévu un "Q comme cul" ou similaire donnent d'urgence un énorme coup de boule à un mur en béton. J'ai beau être un pervers qui s'assume, j'ai tout de même un MINIMUM de subtilité et d’amour propre rendant cette blague improbable.

QI, donc, pour « Quotient Intellectuel ». Vous savez, ce truc assez ineffable dont beaucoup de gens parlent sans trop savoir ce que c’est, souvent sujet tabou ou créant discorde et controverse. Qui pousse les gens qui n’ont que cela à tenter de masquer leur manque de profondeur en le portant comme un badge. Qui pousse les gens qui en ont peu à le déprécier et surtout, surtout, à déprécier les gens qui en ont. Pourquoi ? Parce que contrairement à ce que tout démagogue aurait tendance à vous dire, NON, tout le monde n’est pas égal face au Quotient Intellectuel. C’est pour cela que les mots « en droit » sont importants dans la phrase « Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».

J’ai la « chance » d’être né avec un gros QI (dernière mesure à 152, pour les curieux). Je fais d’ailleurs partie de Mensa, une association internationale de « personnes à fort potentiel intellectuel » où l’on entre sur test de QI. Et pourtant, ce QI est probablement celle de mes qualités qui compte le moins pour moi (ce qui, arrogant comme je suis, cf. C comme Culture, I comme Imbu, etc., est tout de même un comble). Et ce qui me fait y rester et retourner à nos dîners mensuels, c’est que j’ai la chance d’y avoir découvert une écrasante majorité de personnes intéressantes et riches de conversation ne tirant pas non plus d’arrogance déplacée de ce fait.

Mais en vrai, c’est quoi, le QI ? Tout simplement la capacité de votre cerveau à trouver rapidement la solution à un problème en fonction des éléments qui lui sont donnés. L’estimation de votre capacité à « penser et raisonner » (pas forcément mathématique, contrairement aux idées reçues, cela peut aussi être comprendre un développement philosophique compliqué). Alors pourquoi n’en suis-je pas particulièrement fier ? Parce que s’il est possible de s’ « entraîner » de manière artificielle aux tests qui mesurent le QI (ce qui, soit dit en passant, fausse la donne : vous n’améliorez pas vraiment votre QI, vous améliorez votre capacité à « réussir » une catégorie d’exercices), le QI en lui-même est une donnée qui ne peut pas vraiment vous être attribuée. Se vanter et gonfler ses chevilles sur un QI élevé est pour moi tout aussi ridicule que de se vanter sur la taille de son sexe ou une peau parfaite. Certes, il est possible d’améliorer un peu son capital, ou d’être sûr qu’il ne se détériore pas avec le temps ou l’âge, mais cela reste une donnée extérieure. Et il est déplacé, voire indécent, de chercher à en tirer un quelconque mérite.

C’est pour cela que, bien que content d’avoir un QI élevé – cela reste pratique – je n’en tire pourtant aucune condescendance ou aucun sentiment de supériorité. Ces deux là, ils viennent de ma culture, de mes démarches introspectives, de ma philosophie de vie et de toutes ces autres choses que *JE* me suis forgé, petit à petit, et qui ne peuvent être attribuées qu’à moi (et de ceux qui m’ont transmis leur savoir, certes, mais tout le monde n’a pas le désir ou la motivation de tenter de le conserver).

Pour filer ma métaphore sexuelle (allez, vous y tenez à votre Q comme Cul…), si le QI est la taille du sexe, alors ceux qui ont un gros QI et ne cherchent pas à aller plus loin, voire qui considèrent ceux avec un plus petit QI avec suffisance, sont comparables à ces hommes dotés d’un sexe énorme mais qui n’ont jamais donné de plaisir à personne hormis eux dans leur vie, considérant que la taille suffit. Ceux qui ont un petit QI et de la rancœur envers ceux pour qui ce n’est pas le cas sont les hommes dotés d’un petit sexe et qui n’ont jamais essayé de passer outre, déversant plutôt leur fiel sur les acteurs porno et autres bien-membrés. Ma conclusion sera d’adapter au QI cette phrase que l’on entend souvent : ce n’est pas la taille, qui compte, c’est la façon de s’en servir. ^_^

La citation du jour : "Ah bin justement on voulait vous inviter à descendre boire un verre quand on aura plus de meubles"
La chanson du jour : I want you (she's so heavy), The Beatles, "I want you, I want you so bad it's driving me mad, it's driving me mad..."

Même si je suis assez en colère contre moi même d'être un tel torrent d'émotions en ce moment, la vie est belle ! 

Libellés : , ,

***Article(s) en date du 7.5.09***

Le gazouilleur

L’imagerie cognitive traditionnelle veut que souvent les professeurs - et en général toute personne de plus de vingt-cinq ans - soient considérés comme démodés voire carrément has-been par la grande majorité de la population estudiantine et lycéenne. Dans l’université privée où j’officie encore ponctuellement (je donne 2 à 4 demi-journées de cours par mois, pas plus, mes autres activités me demandant trop de temps, il a fallu faire un choix…), il y a beaucoup de « jeunes » profs de ma génération, et ce fossé est forcément réduit. Certains de mes collègues ayant comme moi au maximum 5 à 10 ans de différence avec l’âge moyen de nos ouailles et moi-même dialoguons gaiement sur Facebook et autres outils sociaux comme MSN Messenger ou Skype avec ceux de nos élèves avec qui le courant passe le mieux. Et nous regardons souvent à leurs côtés d’un air navré les professeurs quinquagénaires et plus qui attaquent leurs élèves en justice pour avoir crée un groupe Facebook d’élèves (Juliana, si tu passes dans le coin, cette phrase t’es dédicacée) ou autre débordement d'un esprit poussiéreux incapable de comprendre - ou de chercher à comprendre - l'évolution du monde.

Et parfois, c’est carrément le contraire, et lorsque je parle de tel ou tel objet/logiciel/outil top tendance, je me retrouve face à une marée de regards vitreux émettant parfaitement le message silencieux « Mékoikidileprof ». A leur décharge, je donne des cours dans cette région reculée de France qu’on appelle « Moselle Est ». Pas reculée géographiquement, hein, enfin, si, mais pas seulement : reculée TEMPORELLEMENT, surtout. Mais cela n’excuse pas tout. (Et ce paragraphe, il est pour toi, Pauline. Oui, je suis comme ça ce soir, je dédicace. Après tant de semaines de silence, je me suis dit que ça vous ferait plaisir).

Et c’est donc comme ça que j’en suis venu à faire un aparté de presque 30 minutes dans mon cours (excellent au demeurant, sur la vision qu’ont les anglophones du forcing de la loi HADOPI) pour expliquer Twitter à mes étudiants. Car oui, je touitte. Je touitte même de plus en plus frénétiquement maintenant que j’ai le matériel pour. Car oui, il faut quand même reconnaître que malgré l’énorme boom de ce nouveau vecteur social outre-atlantique, la limitation de ses fonctionnalités sur le territoire hexagonal qui est le nôtre rend son utilisation encore très marginale chez nous, limitée aux ultra-geeks, aux passionnés d’artistes anglophones, et aux possesseurs d’iPhone/iPod touch. Car oui, j'utilise beaucoup "car oui" dans ce paragraphe, c'est voulu.

Pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, c’est un système persistant de messagerie instantanée limitée à 140 caractères, un peu comme un Facebook dont la seule fonctionnalité serait de mettre son statut à jour. Mais le grand intérêt de Twitter (outre-atlantique) c’est qu’il est possible d’envoyer les mises à jour de son statut par SMS, et de recevoir gratuitement par SMS toutes les mises à jour de statut des contacts que vous avez sélectionné. Malheureusement, chez nous, cette fonctionnalité est inaccessible, même si on essaie de gruger monsieur Twitter en lui affirmant qu’on est américain et en commençant notre numéro de téléphone par +33. On ne la lui fait pas, à monsieur Twitter, il connaît le truc…

L’autre intérêt de Twitter est le nombre incroyable (et grandissant) de célébrités qui s’en servent comme un nouveau moyen de contact et de promotion, plus « vivant » et moins artificiel que mySpace. De Britney Spears à Neil Gaiman en passant par la Twitter-Star Ashton Kutcher, Twitter change la donne d’une industrie artistique en pleine métamorphose.

Alors certes, le fait que Twitter ne soit pas accessible en SMS en France le rend super peu pratique. MAIS si vous avez un iPhone ou un iPod touch et une connexion WiFi, vous avez des outils qui font tout comme. De plus, monsieur Twitter est actuellement en pourparlers avec les opérateurs telecom français pour offrir une fonctionnalité similaire. Après tout, c’est normal : mySpace est arrivé en France avec un an de retard. Facebook a bouffé mySpace en France un an après avoir bouffé mySpace aux USA. Twitter a connu son gros boom fin 2008 aux USA. Les paris sont pris avec mes élèves : début 2010, chez nous, tout le monde touitte (sauf peut être en Moselle-Est ^_^).

((Me suivre sur Twitter : ==>cliquez ici<==))

La citation du jour : « Logiquement je devrais bosser jusqu'aux écrits, MAIS »
La chanson du jour : Take me out, Franz Ferdinand, « I say don't you know, You say you don't know, I say... take me out! »

Même si j’en ai bêtement douté pendant presque 24h lundi, la vie est belle !

Libellés : , , , , ,