***Article(s) en date du 31.1.10***

iPad : y’a de l’idée, MAIS…

(ce titre est dédicacé à la Petite Graine)

Fidèle lecteur, jolie lectrice, tu sais que Tears of the Night n’a pas véritablement vocation d’être un blog de geek, même s’il m’arrive parfois de réfléchir « tout haut » sur l’impact réel de gadgets ou avancées technologiques comme le Kindle d’Amazon. Néanmoins, après avoir regardé la dernière Keynote d’Apple en streaming, et avoir vu sur Twitter un torrent d’articles-commentaires, j’ai voulu apporter ma pierre à l’édifice pour une raison bien simple. En effet, sur le gazillion d’articles pondus sur l’iPad, je n’en vois réellement que deux, déclinés sous différentes formes mais disant peu ou prou la même chose.



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A ma gauche, la masse des Apple-haters. Vous en avez forcément un dans votre entourage. Vous savez, ce sont ces gens pour qui tout produit vaguement associé avec un logo à pomme est forcément une bouse infâme. Ceux qui se moquent des gens qui font la queue pendant des heures à l’ouverture d’un AppleStore. Ceux qui vous expliquent pour des milliers de raisons que l’iPhone est le pire téléphone du monde. Que le MacBook ne sera jamais qu’un PC portable en moins bien. Que l’iMac a un design moche et que pour le même prix on a un PC de compétition. Avant même de savoir quel sera le prochain produit sorti des cerveaux de Cupertino, ils savent déjà qu’ils vont le détester. Sans surprise, pour ces gens là l’iPad est une bouse infâme qui n’a absolument aucun intérêt.

A ma droite, la masse des Apple-fanboys. Vous en avez forcément un dans votre entourage. Vous savez, ce sont ces gens pour qui tout produit vaguement associé avec un logo à pomme est forcément une révolution technologique. Ceux qui sont prêts à faire la queue pendant des heures pour l’ouverture d’un AppleStore. Ceux qui vous expliquent pour des milliers de raisons que l’iPhone est le meilleur téléphone du monde. Que le MacBook sera toujours mieux que n’importe quel PC portable. Que l’iMac a un design révolutionnaire et que de toutes façons il faut débourser au moins autant pour avoir un PC qui tient la route. Avant même de savoir quel sera le prochain produit sorti des cerveaux de Cupertino, ils savent déjà qu’ils vont le vouloir. Sans surprise, pour ces gens là l’iPad est une révolution technologique qui va immédiatement changer leur quotidien.

Dans un sens, Apple a réussi à réinventer la dualité et à nous offrir une version moderne de la lutte entre le jour et la nuit, le bien et le mal, les crêpes au Nutella et les brocolis cuits à l’eau.

Dans un certain sens, après avoir fait partie des Apple-haters pendant des années, le recul et l’expérience ont maintenant fait de moi une créature étrange affranchie des deux groupes, et avec une certaine objectivité face aux produits à pomme que j’ai rarement dans d’autres domaines de ma vie (j’assume pleinement ma subjectivité en presque tout). J’ai acheté un iPod Touch parce que je voulais mettre toute ma musique dans un seul appareil que je pourrais brancher sur mon autoradio, et que je voulais que ça soit joli. J’ai acheté un iPhone 3GS très peu de temps après (le jour de sa sortie, en fait) parce que j’étais convaincu par le confort et le design du Touch et qu’il y avait assez de place sur la version 32Gb pour y mettre mes 27Gb de musique (c’est « peu », 27Gb, je sais, mais ma musique est légale… Je suis contre Hadopi, certes, mais tout autant contre le piratage). Séduit par la taille et le contraste de sa version « géante », j’ai délaissé mon PC et acheté le dernier iMac, ce qui ne m’empêche pas de rester objectif et de trouver que la Magic Mouse livrée avec, par exemple, c’est de la merde.

Alors, cet iPad, me direz vous ? Eh bien je trouve que c’est un semi-flop. Steve Jobs a voulu se concentrer là dessus et ne présenter QUE ça dans la Keynote, et du coup on a tendance à voir les défauts de la bête de manière plus aigue, et à rester sur sa faim. Dans son état actuel, pour moi l’iPad est comparable au tout premier iPhone : joli, « y’a de l’idée », mais en pratique bourré de bugs et de lacunes de design qui vont le desservir. Autant j’adore mon iPhone 3GS, autant je n’aurais jamais voulu du premier iPhone, même en cadeau. D’ailleurs, on voit bien dans ce produit les lacunes cognitives des Apple fanboys *ET* des Apple haters : à la sortie du premier iPhone, les Apple fanboys l’ont acheté en masse malgré ses défauts car en s’en servant, ils rêvaient secrètement de ce que serait l’iPhone 3GS. A la sortie de l’iPhone 3GS, aucun Apple hater ne l’a acheté ni considéré objectivement : ils lui reprochaient toujours les lacunes du premier iPhone. Et il est fort probable que l’histoire se répète pour l’iPad.

Objectivement, s’il n’y avait pas une pomme dessus, l’iPad serait un flop commercial monumental (surtout en Europe, j’y reviens plus bas). Et je ne parle même pas du nom RIDICULE d’ « iPad ». Non seulement c’est trop proche d’iPod pour se faire une identité, mais en plus pour mes lecteurs non anglophones, un « pad » en anglais, le sens le plus courant c’est une serviette hygiénique. Ils n’ont pas de femmes, dans l’équipe marketing Apple, ou quoi ?





Le but avoué de l’iTamponiPad est d’en faire une machine de surf, mais toujours pas de plugin Flash ? Apple a déjà avoué à demi mots son désir de démolir ce format, mais en pratique, même si son usage ralentit, ce n’est pas encore le cas, et là où l’absence de Flash n’est pas trop gênante sur l’iPhone (la plupart des sites en Flash étant des sites dynamiques ou des sites de jeu qui seraient de toutes façons peu pratiques sur le petit écran du Smartphone), sur l’iPad son absence délibérée est une balle dans le pied.

Ensuite, une bonne part de la présentation était concentrée sur iWork version iPad. Oui c’est joli. Oui, ça a l’air intuitif. Mais sans moyen de transférer ses fichiers autrement que par sync, ça devient complètement débile de songer à s’en servir pour ça.

Enfin, la vraie bonne idée déjà implémentée de la chose à mes yeux c’est iBooks. Où l’iPad se transforme donc en une espèce de Kindle couleur, avec moins d’autonomie mais COULEUR, et avec un joli design d’utilisation permettant de « tourner les pages » à la main. Oui, mais. Mais apparemment les seuls livres qu’on pourra mettre dans iBooks seront ceux du store (pas moyen d’y ajouter ses propres PDFs, même via une sync). Il n’y a toujours pas d’offre d’achat version papier + version électronique (ce que je ne COMPRENDS pas. Ca existe pour les vidéos, alors vous n’allez pas me dire que ni Amazon, ni Apple n’y ont pensé ? Alors POURQUOI ???). Et surtout, d’où mon « flop commercial surtout en Europe » plus haut, iBooks n’est disponible pour l’instant QUE sur le territoire intérieur américain. Steve Jobs l’a évité avec tact pendant la Keynote, mais sur le nouveau site d’Apple dédié à l’iPad, on peut voir une jolie astérisque avec la mention « iBooks is available only in the U.S. », réduisant à néant le plus gros point fort (à mes yeux) de la machine pour l’instant.

Donc en toute objectivité, sans aller jusqu’à dire que c’est une bouse infâme, pour moi l’iPad est une bonne idée actuellement très mal implémentée et sans grand intérêt, et à mon avis les ventes (car il y en aura) seront encore moins bonnes que celles du premier iPhone. Néanmoins si Apple a su démontrer quelque chose au fil des ans, c’est sa capacité à faire des erreurs monumentales, et à en tirer des leçons tout aussi monumentales (je conseille la lecture de cet article en anglais sur les plus beaux flops d’Apple). Il est fort probable que dans deux ans, l’iPad aura muri et sera probablement une bonne machine. Mais d’ici là, ceux qui en feront l’acquisition (comme pour le premier iPhone) seront majoritairement des Apple fanboys qui paieront leur manque d’objectivité en servant de beta-testeurs-payeurs à Apple et en payant cher une machine lacunaire et peu attrayante. Tout comme dans deux ou trois ans, les Apple haters paieront leur manque d’objectivité en se privant par dogmatisme primaire d’une machine efficace.

Mais pour conclure, ce qui est vraiment important avec la sortie de l’iPad, ce n’est pas iPad. Le premier iPhone était une machine trop chère et manquant de tonnes de fonctionnalités. Pourtant iPhone, dès le départ, a été une révolution dans le monde de la téléphonie. Déjà grâce à l’AppStore, où des MILLIONS (si si) d’applicactions sont téléchargées chaque jour, faisant chauffer la carte bleue dans un monde où le piratage et le désir de vouloir tout pour rien était devenu loi. Mais surtout parce qu’en dépit de ses lacunes de l’époque, iPhone a ouvert la porte à une révolution technologique et à un investissement massif des concurrents d’Apple. Ni HTC, ni Blackberry, ni Google n’auraient tant investi et dépensé sans l’électrochoc de la présentation du premier iPhone tout pourri. Sans iPhone, y’aurait-il eu Android ? Peut être. Probablement. Mais pas si tôt, et Google aurait probablement fait quelques erreurs de design de plus pour son lancement que celles qu’il a pu éviter grâce à la sortie bancale d’iPhone. Donc certes, l’iPad est actuellement un produit tout pourri, mais sa présentation et sa mise en vente assurent surtout que d’ici quelques années, nous aurons tous dans les mains des putains de tablettes à la pointe de la technologie et remplies de bonnes idées, avec ou sans pomme.

La citation du jour : "Merci. Je vais aller jouir de ce pas."
La chanson du jour : Revolution, The Beatles, "You say you want a revolution, well, you know, we all want to change the world."

Même si la non-disponibilité d’iBooks en France flingue tout intérêt que l’iPad aurait pu avoir pour moi, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 21.1.10***

Que devient le petit prince sans la Petite Princesse ?

Ce soir, la neige est une pluie timide, qui ne veut pas déranger et s’écrase à ma fenêtre en fondant sans faire de bruit.

J’ai toujours été un paradoxe, et rempli de contradictions. Aujourd’hui encore, c’est le cas, je n’ai jamais été aussi bien et aussi mal à la fois. J’ai de l’argent, assez pour vivre et même très bien vivre. Dans trois mois je serai propriétaire d’une maison correspondant exactement à mes recherches. Je fais un travail qui me plait, et qui me motive. Je bosse beaucoup, trop, surement, mais je n’en oublie pas de prendre du temps, chaque semaine, pour voir ma famille de sang, et voir également ma famille d’adoption, ces amis que je me suis choisi et qui m’ont choisi, aussi.

Et pourtant je suis mal, aussi. Malédiction de ceux qui réfléchissent trop, je n’ai jamais été étranger au mal être. J’ai fait plusieurs dépressions nerveuses dans ma vie, le plus souvent lorsque j’allais "le mieux". Curieusement, en ce moment, il se fait relativement discret, dans ma vie, ou alors, pernicieusement, il se change en mal physique, pour rendre encore plus réel cette absence qui me ronge…

Au bout de cinq mois, l’absence de la Petite Princesse dans ma vie est un mal plus sévère qu’un cancer. J’ai l’impression d’être vide et à la fois plein d’elle. Notre espèce de relation-sans-en-être-une, ces cinq dernières années, a toujours eu des échos d’océan, avec des flux et reflux comme une marée de tendresse et de distance, mais elle était présente même dans ses absences, avec la même certitude qu’ont les marins du retour de leur amante liquide au petit matin… Là, tout est pareil, et tout est différent à la fois.

Il y a eu son départ pour deux mois aux Antipodes, et son retour que j’ai attendu comme un camé, mon désir d’elle plus intense et plus réel qu’une quelconque dépendance à une substance psychotrope, dépendance que je n’ai jamais « chopé », même lorsque je gavais régulièrement mes narines de cette poudre blanche qui me permettait d’écrire plus et de dormir moins.

Il y a eu ce weekend à son retour, et son corps dans mes bras, mais c’est comme si en revenant de tous ces océans qui nous avaient séparé deux mois, elle avait gardé autour d’elle et de son cœur une part de mer dans laquelle j’étais condamné à me noyer… Je me souviens de lui tirer les cartes, à contrecœur, de lui dire ces choses que j’y ai lues, et d’y lire ces choses que je ne lui ai pas dites. Je me souviens me réveiller à l’aube pour la regarder dormir, comme avant, mais de sentir cet océan entre nous, qu’elle avait ramené de là bas… et ne plus oser la toucher, et ne plus pouvoir avoir la force de la réveiller d’un baiser au creux entre sa joue et son oreille.

Puis elle est partie, de mon appartement et de ma vie. Et si une part de moi l’avait déjà deviné, le reste est resté aveugle et a mis du temps à se rendre à l’évidence, face à son téléphone qu’elle ne décrochait plus, face aux messages qui restaient sans réponse. Oh, il y a bien eu ce coup de fil, en pleine nuit, quand elle allait mal, après une rupture après un autre de ses mâles… Comme je l’écrivais dans ma chanson, la plus belle preuve d’amour qu’elle m’ait jamais faite est d’être toujours celui qu’elle appelait en pleine nuit quand ses larmes devenaient des mots. Mais j’avais déjà compris, alors, que ce n’était qu’un chant du cygne, un chant des signes… Et même si elle m’assurait du contraire par téléphone, je savais que c’était probablement l’une des dernière fois que j’entendrais sa voix…

C’était il y a trois mois, deux mois après le début de son silence, dernier iceberg sur laquelle mes mots et mes maux s’échouent et se déversent. 2010 a été la première année depuis notre rencontre qu’elle ne m’a pas souhaité bonne, et même si je pense qu’elle le sera quand même, son absence est une fausse note qui résonne comme une cacophonie en moi. Je parlais plus haut de poudre blanche, et de mon absence de dépendance. Il y a deux ans, j’ai arrêté la cocaïne du jour au lendemain, sans malaise physique ni psychologique. Aujourd’hui, arrêter Mathilde me déchire.

Et c’est peut être cela qui me déchire aussi physiquement. Depuis un peu plus d’une semaine, je dors très mal. J’ai beau ne plus boire de café après 17h, laisser les canettes de Red Bull s’empiler dans mon frigo sans être bues, le sommeil ne vient plus, plus comme avant, je nage dans mon lit les yeux fermés de force pendant des heures avant de tomber d’épuisement peu de temps avant l’aube. Et de me réveiller asynchrone et pas reposé quelques heures plus tard.

Je fais une sorte d’apnée du sommeil, mêlée à des crises d’anxiété. Je sens mon cœur qui bat de plus en plus doucement, jusqu’à s’arrêter, ou presque, jusqu’à ce que la panique et une grande bouffée d’oxygène le fassent repartir. Et bientôt recommencer à ralentir. Je revis ma mort comme un disque vinyle rayé, plusieurs fois par nuit. Comme si sans elle dans mon cœur psychique, mon cœur physique voulait hurler aussi fort que l’autre, et refuser de battre s’il ne peut plus battre proche d’elle.

Lorsque j’aime comme je l’aime, cet amour se suffit à lui même, j’ai juste besoin de pouvoir le donner, le déverser… Mais par son absence, elle empêche tout versement, et ce trop plein m’étouffe. Jusqu’à m’empoisonner physiquement. J’ai mal de son absence, et écrire ces lignes me font du bien car je peux y coucher un peu de cet amour qui déborde et me noie. Et curieusement, cet amour en moi m’exalte, aussi. C’est lui qui m’aide à avancer, et à me lever le matin, à avoir envie. Lui aussi sans doute qui crée ces bouffées d’angoisses face à la mort que je me sens vivre chaque nuit, et à la repousser plutôt que de l’accueillir, malgré son joli sourire…

Avec les années de recul que j’ai appris à avoir, même si mon objectivité est forcément viciée, ma petite princesse est la plus jolie chose qui soit arrivée dans ma vie. C’est également la plus jolie chose qui en soit ressortie, tout doucement, sans faire de bruit, avec la même tendresse que celle qui nous avait lié. Elle a disparu, sans laisser de traces, mais en me laissant cet amour si lourd qui ne correspond à aucune autre, et dont je ne sais pas et plus quoi faire. Alors je la couche sur le papier au lieu de la coucher sur mes draps, alors je ferme les yeux et je la retrouve.

Et la douleur s’estompe.

Un peu…

La citation du jour : "Non mais tu m'aimes mais t'es pas amoureux"
La chanson du jour : Dans la merco Benz, Benjamin Biolay, "Petite princesse ma beauté ma promesse"

Même si son absence a ralenti les battements de mon cœur, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 1.1.10***

Die bitch DIE!!!

Bonjour à toi, fidèle lecteur, charmante lectrice...

Je suis sûr que tu es venu ici aujourd'hui en te disant que forcément je ne pouvais pas t'abandonner à ton désespoir le jour de l'an, et que j'aurais forcément quelques mots doux pour toi... (ou alors, tu as fait comme la plupart des gens et tu as bêtement vu la mise à jour sur ton flux RSS... Mais ton secret est sauf derrière la tombe de mes lèvres. Et profites en, vu que ce n'est pas dans le RSS, ça, pour remarquer que le système de commentaires a changé suite à la fermeture d'Haloscan, et pour aller regarder une nouvelle petite demoiselle dans le Nombriloscope aujourd'hui).

2009 s'achève et j'aurais tendance à dire "c'est pas plus mal". Même si je n'en suis pas au même point qu'en 2004 (la grande différence venant probablement des liasses énormes de billets dans mes poches, mais comme quoi l'argent ne fait pas le bonheur, même s'il contribue à rendre le mal-être plus supportable, ou tout du moins à en détourner l'attention), 2009 est clairement dans le top 3 des "années les plus pourries de ma vie", en ex-acquo (ou tout du moins très proche, dans un sens ou dans l'autre) avec 1995. En toute objectivité, c'est une bonne nouvelle puisque 2010 pourra en ce sens très difficilement être pire, malgré un départ faussé en me rendant compte que cette année est la première depuis 2005 où mon téléphone ne vibre pas à minuit d'un message de la petite princesse... forcément.

Je vous souhaite donc de prendre la vie du bon coté, et de toujours, même quand c'est dur, surtout quand c'est dur, toujours essayer de changer votre point de vue quand vous êtes sous l'emprise du doute ou du mal-être, et de ne jamais oublier le message qui ponctue et a ponctué chacun des miens (a quelques rares exceptions près) depuis l'ouverture de ce blog:

La vie est belle !

La citation du jour : "..."
La chanson du jour : Le premier jour, Etienne Daho, "Pourquoi vouloir toujours plus beau, plus loin, plus haut, et vouloir décrocher la Lune quand on a les étoiles ?"

Même si je l'ai déjà dit juste au dessus, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 20.12.09***

Alain, viens sauver ma droite...

Allo ? ALLO ?

*cough cough quelle poussière*

C’est fou comme le temps passe vite, quand on est débordé de boulot… On se dit « tiens, il faudrait que je poste, ça doit faire au moins dix jours »… Et on se rend compte que ça fait un mois.

Alors du coup, je me suis dit que pour fêter ça, j’allais écrire un article vaguement politique, parce que ça fait longtemps...

Les lecteurs fidèles de Tears of the Night savent que je n’ai jamais caché mes idées libertariennes mais néanmoins fermement capitalistes (bref, un mec de droite mais plutôt cool, tolérant et antimilitariste). Et je dois bien avouer que plus on avance dans le temps dans cette Sarkozie FRANCE du XXIème siècle, plus ça me fait mal au cœur et aux idées d’être de droite, en France. Surtout quand je vois une brochette grandissante de généraux du président dans laquelle, de plus en plus, je me reconnais de moins en moins (oui, c’est fait exprès. Bonus points pour celui qui trouve le nom de cette figure de style).

Lors de la première annonce du gouvernement, je pensais objectivement que Christine Boutin serait la pire chose que l’on aurait à subir dans ce gouvernement. Comme j’étais naïf… Dans ce gouvernement, cette ministre a révélé une facette de sa personnalité que j’ignorais, et qui en contexte s’avère être une grande qualité : sa transparence. On ne l’entend plus. Et ce n’est pas plus mal. Mais j’avoue que quand on voit un trio gagnant Lefebvre-Besson-Hortefeux, ça fait mal aux idées politiques, et me donne presque honte d’être de droite.

« De droite ». On en discutait récemment avec un ami, mais ce qui me sidère le plus dans ce pays faussement politisé et vraiment médiatisé, c’est que à part vous dire qui est de gauche et qui est de droite, grâce à la télé (cf. « médiatisé »), je prends le pari que si vous arrêtez 20 personnes dans la rues au hasard, au moins 19 d’entre elles seront incapables de vous expliquer clairement les différences idéologiques entre la droite et la gauche. Au mieux, vous aurez une caricature du genre « à gauche ils sont pour augmenter les salaires et les ASSEDIC, et à droite ils veulent pomper notre pognon », au pire vous aurez un « la droite c’est Sarko donc c’est tous des cons et la gauche c’est… euh… c’est quoi déjà ? »… Expliquer la différence entre la gauche et la droite, ça demande du temps et des neurones, et ça, à l’heure des 4h de télé quotidienne pour le français moyen, c’est trop demander.

Entre l’intolérable Hadopi, l’encore-plus-intolérable Lopsi en discussion, et autres « débats » sur l’identité nationale (mais bon, sur ce point, en tant que citoyen du monde, forcément, je ne suis pas objectif : toute séparation des gens par type en fonction de frontières ayant tendance à me donner des renvois – d’estomac, hein, pas de renvois à la frontière), je me demande de plus en plus comment je peux ne pas devenir fou au milieu de ces gens… Heureusement, la droite actuelle est grave, mais pas désespérée, quand je vois des gens comme François Baroin ou Alain Juppé (bref, l’ancienne « chiraquie », quoi, la droite française dans laquelle je me reconnais) sembler tout aussi outrés que moi par les dérives actuelles et notamment ce débat à la con, inutile, populiste et rétrograde.Pour ceux qui ont la flemme de cliquer sur le dernier lien, la phrase d'Alain Juppé à retenir sur le sujet est: "tout ce qui peut dresser les communautés les unes contre les autres, et en particulier les musulmans contre les autres, est détestable"... Tout est dit.

Il y a quelques jours, les jeunes UMP ont commis un flagrant délit Hadopiesque (retour karmique ?) en chantant qu’ils voulaient « changer le monde ». Oui, j’aimerais bien qu’il change, ce monde, mais j’ai de plus en plus l’impression que ce « changement » qu’ils lipdubbent c’est de tout faire pour s’accrocher à un mode de vie, de pensée, et de lois plus adaptées aux années 1950 qu’au XXIème siècle, et de « changer » en moins bien toutes les avancées technologiques ET humaines.

Alain, sérieusement, quand est-ce qu’on fait sécession et qu’on monte notre propre parti de droite intelligente, comme du temps où tu étais à la tête de l’UMP et où les idées étaient fortes et efficaces ? Va chercher François pour faire notre porte parole ! Va chercher Jacques pour qu’il devienne notre parrain et notre membre d’honneur. Va secouer Roselyne pour qu’elle redevienne la Roselyne d’avant, pas celle qui lance une campagne de vaccination bancale pour récupérer un couac médiatique, mais celle qui avait voté POUR le PACS à l’époque où nous étions l’opposition, JUSTE parce que c’était une bonne idée, et qu’une bonne idée, on vote pour, même si on est dans l’autre camp ! Oui, diviser, c’est mal, et c’est comme ça qu’on perds des élections (les années 80 et 90 nous l’ont bien appris) mais jusqu’à quel prix continuera t’on à faire front commun avec des gens qui mentent ou ne savent pas de quoi ils parlent, JUSTE pour gagner ? De toutes façons la gauche ne ressemble à rien en ce moment, c’est la période idéale pour s’affirmer et tenter le putsch de la droite intelligente. Et quand bien même, je préfèrerais perdre en étant fier de mon parti, que de gagner en en ayant honte. Parce que plus ça va, moins j’ai envie de voter… Et moins j’ai envie de rester dans un pays qui me parle d’identité nationale, qui veut lire mes emails privés, et qui matraque dans les media que ce merveilleux vecteur de communication et de liberté d’expression qu’est Internet n’est qu’un repère de gauchistes et de pédophiles dangereux pour le « bien penser ».

Parce que la seule manière de « bien penser », c’est de penser libre. Et c’est comme ça qu’on change le monde. Et certains amateurs de cœurs-faits-avec-les-mains feraient bien de le comprendre, et vite…

La citation du jour : "Bah j'espère que oui tu vas me chouchouter"
La chanson du jour : Revolution, the Beatles, "We all want to change the world"

Même si on ne veut pas changer le monde de la même manière, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 15.11.09***

Chouette, un eBook !

(Je fais des jeux de mots pourris SI JE VEUX)

Ceux de mes anciens élèves qui passent encore par ici se souviendront peut être d’un cours à la limite du prosélytisme où je leur avait fait travailler le vocabulaire économique sur un texte parlant des livres électroniques, des avantages et des inconvénients du concept, et de leur impact sur le marché. En marge du cours, à l’oral, je leur avais présenté l’innovation (à l’époque) d’Amazon : le Kindle. Un lecteur de livres électroniques relié par le réseau mobile à la base de données d’Amazon, et utilisant une technique d’affichage ne fatiguant pas les yeux.

Mes élèves de l’an dernier ont eu droit à un cours similaire tout aussi économique mais cette fois concentré sur le Kindle (c’était le temps du passage au Kindle 2). Dans chacun de ces deux cours, je concluais en disant que malgré mon amour du papier, et même si je continuerai à acheter des livres, je serais probablement parmi les premiers locaux à me doter d’un Kindle le jour où il serait disponible en France.

Le Kindle est disponible en France depuis un peu plus d’un mois maintenant, et je ne suis pas parmi les premiers locaux à m’en être doté.

Alors pourquoi ? Ma déclaration n’était elle qu’une démarche de propagande durant mon cours ? Mon enthousiasme pour ce gadget est il retombé ?

Ni l’un, ni l’autre. Je suis simplement devenu plus exigeant. L’offre Kindle en France d’Amazon est encore bancale à l’heure actuelle. Outre le fait que malgré l’existence de la technologie pour le faire (plus couteuse, certes, mais rien n’oblige à ne proposer qu’un modèle), le Kindle reste désespérément monochrome, il y a à mon avis deux gros points négatifs et un point négatif mineur dans l’offre actuelle. Pour le manque de couleur, même si c’est frustrant pour les jolies couvertures, les photos des articles de presse, et si cela ferme tout potentiel d’y lire des comics, étant donné que le but de cet objet pour mon utilisation est surtout de transporter et lire des romans, j’aurais pu m’y faire. Mais voici mes trois griefs contre Kindle :

* Le point négatif mineur : Outre le Kindle 2 dont je parlais plus haut, Amazon a aussi développé un Kindle avec un écran plus grand, un clavier plus sympa, plus de place de stockage et la possibilité de lire en mode paysage. C’est le Kindle DX. Probablement le Kindle que je me serais offert. Sauf que ce Kindle là ne fonctionne pas en France, seul le Kindle 2 peut se brancher sur le réseau 3G français.

* Le premier gros point négatif : Kindle est l’actuel Windows Media des lecteurs eBooks. Utilisant un format propriétaire bourré de DRMs, seul le Kindle peut lire les fichiers du Kindle store (donc tout e-Reader concurrent ne peut pas faire d’achats dessus), le Kindle ne peut pas lire les fichiers ePub (qui était bien parti pour s’imposer comme format standard s’il ne s’était pas fait bouder par Amazon), seul le Kindle DX peut lire les PDF (et le DX ne fonctionne pas sur le territoire français, cf. plus haut), bref, ils s’enlisent dans une guéguerre aux parts de marché qui les dessert, et dessert aussi leurs clients potentiels. Si un format s’impose entre le .epub et le .azw, on peut espérer que tous les e-Reader du futur liront le format « gagnant », mais en attendant, ce n’est pas le cas.

* Le second gros point négatif : Il me semble qu’il y a une lacune énorme actuellement dans l’offre Kindle. D’autant plus visible qu’elle est le parallèle d’une offre pour les films qu’Amazon propose et met en avant dans son plan commercial. Comme je l’ai dit plus haut, j’aime le papier, et j’aime l’objet livre. Le Kindle me servirait surtout à transporter facilement plusieurs œuvres sans me casser le dos, et à les lire de manière geeko-ludique. Mais en plus de mon amour du papier, je n’arrêterai jamais d’acheter des livres pour deux raisons pratiques. Tout d’abord j’aime *prêter* des livres qui m’ont plu à des gens à qui je pense qu’ils pourraient plaire, et je ne me vois pas prêter mon Kindle 2 mois à quelqu’un chaque fois que je veux lui partager une œuvre. Ensuite, j’aime faire dédicacer les livres qui m’ont touché par leurs auteurs quand ces derniers sont encore en vie. Et je ne me vois pas tendre un Kindle à un auteur en lui demandant de taper « lol » sur le clavier en guise de note sur son texte.
Je m’interroge donc sur les raisons qui poussent Amazon à ne pas proposer de bundle papier+eBook, offrant une option surtaxant de 1 à 3€ l’achat d’un livre papier pour pouvoir télécharger la version numérique du même livre sur son Kindle. Pour beaucoup de DVD et de BluRay, ils offrent une version numérique gratuite du film à télécharger, alors pourquoi ne pas faire pareil pour les livres, même payant ? Je ne peux pas croire qu’ils n’y aient pas pensé, et du coup je ne comprends pas pourquoi ils ne le font pas.

Et pourtant, il est sexy ce Kindle. Avec un dictionnaire complet embarqué (un mot inconnu en pleine lecture ? Un clic et la définition apparait. On peut même imaginer l’ajout d’un dictionnaire bilingue), la possibilité de mettre des marque-pages virtuels sur ses passages favoris, ou d’y ajouter des notes de lecture. Mais j’ai décidé d’attendre avant de m’équiper. Attendre que la guerre du format s’achève et que chaque vendeur électronique ouvre ses portes aux machines concurrentes, ou attendre l’offre papier + électronique chez l’un de ces vendeurs. A quand Kindle 3 ?

P.S. : Je suis actuellement à la recherche d’une solution pour installer un wiki collaboratif mais modéré. J’aimerais que chaque utilisateur puisse modifier un article ou en créer un nouveau, mais que rien n’apparaisse tant que la modification/création n’a pas été validée par un modérateur. Si vous savez configurer ça sur MediaWiki, ou que vous avez une autre solution du même genre à me conseiller, gratuite ou pas TROP chère, je suis preneur. Contactez moi dans les commentaires ou par mail (paul [at] desenquisse [point] com)

La citation du jour : "Je n'ai du faire que des bombes à eau hier avec les préservatifs manquants, j'ai encore une de ces envies de sexe..."
La chanson du jour : Volez, volez, L'affaire Louis'Trio "Entre celui qui pense et celui qui dors, je serai celui qui rêve"

Même si je suis frustré par l'offre lacunaire d'Amazon Kindle France, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 9.11.09***

En tête à tête avec Françoise Heaulme...

Je viens de passer près d’une heure avec un serial killer, et j’ai survécu.

Bon, là, il faut que j’explique, je pense.

Ceux qui me connaissent dans la vie de tous les jours ou ceux qui me suivent sur Twitter savent probablement que depuis un peu plus d’un mois maintenant, malgré mes 70 heures de travail hebdomadaire en moyenne (je suis toujours en mode « travailler trop pour gagner trop ») je suis passé en mode « recherche active » de ma future maison. « Recherche active », pour un adepte de la procrastination comme moi, cela veut dire arrêter de simplement me dire ‘il faut VRAIMENT que je me trouve une maison’ et passer à un stade où je regarde les annonces sur Internet, où je contacte des agences (si si) et où je trouve même de la place dans mon planning pour caser deux ou trois visites par semaine.

Et la visite d’aujourd’hui, c’était l’horreur. Pourtant, sur le papier, tout commençait bien. Sur les trois ou quatre agences que je fréquente maintenant, c’est celle avec qui j’ai le meilleur feeling (et NON ce n’est pas juste parce que la demoiselle qui suit mon dossier est absolument splendide et ressemble à s’y méprendre à l’une des premières filles ayant posé pour moi il y a plusieurs années maintenant), et toujours sur le papier le nombre de pièces et l’espace du jardin correspondaient à ma recherche. En plus, le bien en question était à Vigy, un patelin paumé et reculé que je ne connaissais que de nom, mais néanmoins accessible, et où les maisons sur les annonces sont en général super-moins-cher qu’ailleurs. Le prix étant ici en revanche « normal » pour le volume, je m’attendais à une maison grand luxe grande classe récemment refaite et tout confort.

C’est fou comme on peut se tromper, parfois.

Vigy est en effet un patelin paumé et reculé, mais j’étais loin du compte. On est presque au même niveau que la préhistoire meusienne ou vosgienne. Presque comme la zone Moselle-Est. Non, quand même, ça c’est vache pour Vigy (coucou Pauline ^_~). Et donc après avoir traversé des endroits glauques sous la pluie, nous sommes arrivés dans cette maison… disons « particulière ». Au vu des rideaux, visibles de l’extérieur, je fais part à la demoiselle que l’ancien propriétaire était soit très vieux, soit dénué de tout sens basique et élémentaire du bon goût. Dès la porte d’entrée franchie, je me rends compte de l’évidence : la bonne réponse était un mélange des deux. Portes usées, loquets et interrupteurs de la mode des années 90. Et je parle bien de 1890, hein, que ce soit clair...

Bref, très rapidement, il était clair que cette maison n’était pas pour moi, et j’ai prié la charmante demoiselle de fuir avec moi au plus tôt, chaque minute passée dans cette maison antique rajoutant au moins une ride à mon visage. Ce n’était pas pour cette fois.

Et c’est alors que Tom a pété les plombs. Non, Tom n’est pas le nom du fiancé de ma conseillère en immobilier, c’est son GPS, Thomas Tom, dit « Tomtom ». Qui a décidé de nous faire rentrer à Metz en passant par moult routes (enfin, « routes », c’est un bien grand mot… Disons plutôt « chemins ») qui n’étaient pas du tout, soit dit en passant, le chemin de l’aller. Et c’est là que je me suis demandé, à voix haute, si sous un costume de conseillère immobilière, je n’avais pas affaire à une version féminine de notre Francis Heaulme local, cherchant à me perdre en foret tel le père du petit poucet, avant de me débiter en plusieurs morceaux, laissant ma carcasse aux animaux sauvages...

Elle a confirmé.


Alors certes, elle ressemble plus à la chanteuse Louise (ci dessous) qu’à Francis (ci dessus), mais un Bisounours comme moi, c’est fragile, et avec l’expérience d’une tueuse professionnelle elle n’aurait sans doute fait qu’une bouchée de moi.

Néanmoins, elle a du prendre pitié de mon regard de cocker inoffensif, et après un chemin absolument improbable, a fini par me ramener à bon port, et en un seul morceau. Ouf. Maintenant, il ne reste plus qu’à espérer trouver une maison qui corresponde à ce que je cherche…


(Pour la prochaine visite, je prendrai une bombe lacrymo. Au cas où… ^_^ ;…)


La citation du jour : "On a fait un détour là, non ? Pourtant j'ai suivi mon GPS..."
La chanson du jour : L'itinéraire, Bénabar, "Serrés [...] dans une petite voiture, J’échangerais pas ma place Même si on va dans l’mur."

Même si elle ne m'a pas fait le coup de la panne, la vie est belle !

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***Article(s) en date du 7.11.09***

Comme toujours...

Entre midi et quatorze heures, j'ai relu (encore) ce roman graphique, puisque je viens de le (re, re) recevoir dans une nouvelle version. Cela devait être la cinquième ou sixième itération d'une telle lecture.

Comme toujours, je suis soufflé par la justesse des mots, et leur harmonie avec les images.

Comme toujours, je me rappelle que quelque chose n'a pas besoin d'être factuel pour être vrai.

Comme toujours, je pleure comme une madeleine à la fin (mais je pleure aussi systématiquement à la fin d'Aladdin et Kuzco de Walt Disney, je suis un excellent public lacrymal)

Et comme toujours, un passage du livre me fait soulever un sourcil en me disant qu'il faudra que j'essaie ça, "un jour".

Sauf qu'à force, ma procrastination aidant, ce "un jour" est souvent repoussé jusqu'à ce que ma légendaire mémoire de poisson rouge fasse sombrer ce concept dans l'oubli.

Comme toujours, je me suis fait cette réflexion.

Mais contrairement à mon habitude, cette fois je me suis levé, je suis allé acheter l'ingrédient qui me faisait défaut, et j'ai essayé. "Un jour" était enfin arrivé. "Un jour", c'était aujourd'hui.

Le roman graphique, c'est "Death : The High Cost of Living", de Neil Gaiman.

"Ça", c'est boire un café en remplaçant l'usuel sucre par une cuillerée de miel.

Et bien, c'est très bon. Je conseille. Le roman graphique aussi, du coup. Surtout si vous êtes bon public lacrymal.


La citation du jour : "Non, t'es mon bisounours!"
La chanson du jour : I will follow you into the dark, Death Cab for Cutie, "If Heaven and Hell decide That they both are satisfied, Illuminate the "NO"s on their vacancy signs, If there's no one beside you When your soul embarks, Then I'll follow you into the dark"

Même si je commence à saturer d'être débordé de boulot, la vie est belle !

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